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Accueil > AFBV > Le mot du président

 
Le mot du président
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7 milliards d'habitants sur la planète !
 

En 1900 nous étions 1,65 milliard d'habitants et en 12 ans seulement la population mondiale est passée de 6 à 7 milliards d'habitants. Cette explosion démographique soulève de nombreux problèmes : besoins en énergie, menaces sur l'environnement, accès aux terres arables, etc Mais l'enjeu majeur reste celui de la sécurité alimentaire.

Il est d'ailleurs à l'ordre du jour de la réunion du G20 de novembre 2011. L'agriculture, parce qu'elle peut répondre à ce défi essentiel, devra occuper une place prépondérante pour satisfaire les besoins vitaux des populations. Mais elle ne pourra y répondre, dans le cadre d'une agriculture véritablement durable, qu'en faisant appel au progrès scientifique, à l'innovation, aux nouvelles technologies. La disponibilité en terres arables et la nécessaire préservation des zones riches en biodiversité nécessitera la mise en oeuvre de pratiques agronomiques appropriées permettant de protéger et d'améliorer la fertilité des sols tout en limitant les impacts sur les écosystèmes agricoles.

Mais une agriculture innovante, plus performante, plus respectueuse de l'environnement ne pourra pas se développer sans poursuivre l'amélioration génétique des plantes dont les biotechnologies modernes ouvrent des perspectives particulièrement intéressantes dans de nombreux domaines.

L'AFBV s'efforce de sensibiliser nos décideurs sur l'importance des biotechnologies végétales et de ses applications. En s'appuyant sur des bases scientifiques validées, elle continuera son travail de vulgarisation, tout en dénonçant les fausses informations couramment véhiculées qui visent à entretenir le doute malheureusement installé parmi nos concitoyens.

Elle dénoncera aussi les décisions politiques prises sous la pression de groupes de pression ou de l'opinion publique largement formatée et qui vont à l'encontre de l'intérêt général du pays. Tel est le cas par exemple du moratoire sur le maïs Bt résistant à certains insectes, de la réglementation européenne sur les OGM foisonnante et obsolète ou des priorités de notre recherche agronomique publique.

Le Conseil d'administration de l'AFBV

Vrai ou faux
Question:
L'agriculteur doit-il payer si des traces d'OGM sont détectées dans ses champs ?
Réponse:

Aucun agriculteur, dans aucun pays, n’a à payer de "royalties" si des traces d’OGM sont détectées dans son champ, par exemple à la suite d’un pollinisation fortuite d’un champ voisin.

La confusion provient d’un procès intenté par Monsanto à l’agriculteur canadien Percy Schmeiser reconnu coupable d’actes délibérés. P. Schmeiser affirme que les semences de colza tolérant l’herbicide Roundup étaient arrivées par hasard dans son champ. En fait, la justice canadienne, s’il elle n’a pu déterminer l’origine des semences, a établi que l’agriculteur avait ensuite commis des actes délibérés pour sélectionner les graines transgéniques afin (pour) d’obtenir une récolte composée, dans une proportion de 95 à 98 pour 100, de canola Roundup Ready commercialisé par Monsanto (taux impossible à atteindre à partir d’une présence initiale fortuite, proportion incompatible avec une présence fortuite).


Extraits des conclusions de la Cour Suprême du Canada (21-05-2004) sur le cas Schmeiser

Art. 87. …il avait pulvérisé du Roundup pour isoler les plantes Roundup Ready trouvées sur sa terre, … il avait alors récolté ces plantes et en avait sélectionné les graines pour les conserver et les convertir en semences, … il les avait ensuite semées et .. il a ainsi fini par cultiver 1030 acres de canola Roundup Ready qui lui auraient par ailleurs coûté 15 000 $. Art. 92. …des actes délibérés et réfléchis de la part de l'agriculteur Art. 95. S'il avait simplement été un « contrefacteur innocent » , il aurait pu réfuter la présomption d'exploitation

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