ACCÈS À VOTRE COMPTE
  • >>
    Créer un nouveau compte
  • >>
    Demander un nouveau mot de passe
Accueil/
  • AFBV
    • Présentation
    • Les membres
    • La charte
    • Les statuts
    • Assemblées générales
  • Biotech
    • Définitions
    • Applications
    • OGM et agriculture durable
    • Historique
    • Dans le monde
    • Evaluation des risques
    • Législation
    • Environnement
    • Glossaire
    • Bibliographie
    • Sites
  • Actions
    • Objectifs
    • Agenda
    • Etudiants
    • Chercheurs, ingénieurs
    • Agriculteurs
    • Consommateurs
    • Pays du Sud
  • Adhérer
    • Formulaire
    • Formulaire de contact
  • Presse
    • Communiqués
    • Dossier de presse pdf a télécharger
    • Passages médias
    • Porte-parole
    • Archives
  • Actualité
    • Blog
    • Proposer un texte
  • Questions
    • Poser votre question
    • Vrai ou faux
  • Ils ont dit

Accueil > Biotech > Ils ont dit

 
Définitions
Applications
Historique
Dans le monde
Législation
Ethique
Glossaire
Bibliographie
Sites
 
 

La légitimité de la parole scientifique dans la guerre de l'information (vidéo)

André Arengo, professeur de médecine nucléaire et de biophysique à l'Université Pierre et Marie Curie, membre de l'Académie nationale de médecine et chef de service à l'hôpital Pitié-Salpêtrière


Cliquer sur le lien ci-dessou pour visionner la vidéo :

http://tv.aege.fr/2011/11/la-legitimite-de-la-parole-scientifique-dans-la-guerre-information-prof-andre-aurengo/


 

Technophobie et redressement de l’Europe : d’abord vaincre la peur
 Edmund Phelps, prix Nobel d’Economie en 2006, formule dans Le Monde des 25 et 26 février, un diagnostic sévère mais que je crois juste : « L’Europe et la France qui avaient cette tradition de la quête de la connaissance, de l’amour du changement, du défi intellectuel sont en train de la perdre. Bien entendu on peut toujours trouver des satisfactions exclusivement hors du travail. Mais je crois que c’est à terme un mauvais pari. »

Comment, à cet égard, ne pas être préoccupé par la phobie antinucléaire qui constitue le noyau idéologique des Verts et de la mouvance écologique ? Yves Cochet parle « d’audace écologique », mais c’est une audace qui tourne le dos à l’avenir, à l’esprit de recherche, à la capacité de l’esprit de trouver des solutions aux problèmes de l’humanité. Ce serait quand même un immense progrès pour l’avenir du climat et pour l’humanité si la Chine et l’Inde tiraient du nucléaire, qui ne rejette pas de gaz à effet de serre, 79 % de leur électricité, plutôt que de centrales à charbon fortement polluantes !

Le problème des « déchets ultimes » n’est nullement insoluble et Superphenix, fermé en 1997, eût été un superbe outil de recherche à la fois pour traiter les « actinides » et pour rapprocher l’horizon du réacteur de 4ème génération (2040 au plus tôt, en l’état actuel des prévisions). A cet égard, ne renouvelons pas avec l’EPR l’erreur qui a été faite avec Superphenix. Une des contradictions majeures de feu « la gauche plurielle » est de s’être soumise au chantage des « Verts ». L’intérêt du pays veut qu’on résiste aux modes. La responsabilité des politiques est d’aller, si nécessaire, contre l’air du temps, au lieu de plier devant les lobbies de la bienpensance.

Je sais bien que José Bové et ses « faucheurs d’OGM » n’opèrent pas seulement sur les cultures « en plein champ » mais aussi sur les expériences menées par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) ce que tout homme de gauche, s’inscrivant dans la tradition des « Lumières », ne peut que réprouver fortement car c’est une atteinte à la liberté de la recherche.

Je sais bien que M. Chirac a introduit dans la Constitution le « principe de précaution », qui n’est pas plus scientifique que le proverbe de nos grands-mères « deux précautions valent mieux qu’une ». Ce « principe de précaution », inventé en Allemagne dans les années soixante par Hans Jonas et fondé sur une « heuristique de la peur », pourrait bien n’exprimer, comme l’a suggéré Dominique Lecourt, que « la peur des hommes politiques d’assumer leurs responsabilités … Dans notre pays on donne à ce principe une tonalité négative, prohibitive : s’abstenir, différer, arrêter ». Le principe de précaution deviendrait un « principe de suspicion » à l’égard de la technologie, inspirant une nouvelle « loi des suspects », à laquelle la République n’aurait évidemment rien à gagner.

Tout cela, hélas, traduit l’engourdissement intellectuel d’une Europe qui consent à son déclin. Edmund Phelps a raison : il est temps de réhabiliter les valeurs de la connaissance, le goût du défi intellectuel, l’amour du changement. C’est cela le redressement de l’Europe et pas la rédaction d’une mouture délavée d’un énième projet de Constitution, rejeté par le Peuple. « D’abord vaincre la peur ».

Blog Jean-Pierre Chevènement 2011


 

Contre la sécheresse il est temps de réagir …
Dans l’activité agricole, il est impératif d’utiliser des plantes, en particulier des variétés de maïs, qui nécessitent moins d’eau ou poussent dans l’eau saumâtre. Bien sûr, ces variétés sont obtenues par les techniques du génie génétique, les fameux OGM, une technologie qui se répand dans le monde à grande vitesse mais que l’on continue à interdire en France pour permettre à M.José Bové de faire fructifier son jardin politique !
Le paradoxe est que ces techniques de génétique agricole ont été inventées en France et en Belgique bien avant que les Américains ne les adoptent. Leurs fabricants de semences en tirent désormais des bénéfices économiques importants, car les OGM envahissent le monde pour la raison simple que leurs rendements sont supérieurs aux techniques traditionnelles et donc, les prix des produits agricoles inférieurs. Va-t-on, pour des préjugés que rien ne justifie, ni scientifiquement, ni médicalement, continuer à sacrifier notre agriculture, la plus performante d’Europe, et en même temps, une industrie agroalimentaire qui est notre second poste dans la balance des paiements ?
Claude Allègre
Le Point 2 juin 2011



 

Le sociologue Gérald Bronner analyse les mécanismes des croyances collectives
Internet apporte une révolution de l’offre cognitive. C’est une interpellation sur la difficulté de faire entendre la voie de la raison en démocratie. C’est un peu désespérant. Sur les OGM, par exemple, la presse publie à longueur de page des choses fausses ou contraires à l’orthodoxie scientifique. Il existe plusieurs raisons : la science a fauté, comme dans l’affaire du sang contaminé, l’amiante, le Mediator. Ensuite, Internet permet de trouver en quelques clics l’information inquiétante. Si, sur mille analyses sur les ondes magnétiques ou les OGM, une seule expérimentation met en avant leur dangerosité, les médias vont la pointer, faisant croire qu’il y a polémique scientifique alors qu’il n’y en a pas ».

Le Monde 20 Mai 2011


Fotis Kafatos, Président du Conseil scientifique du Conseil européen de la Recherche, Directeur général du laboratoire européen de biologie moléculaire à Heidelberg en Allemagne, Membre associé étranger de l'Académie des sciences (France), Membre de la National Academy of sciences (États-Unis)

Le Monde 23 oct 2007

Les principes de l'activité scientifique sont universels.

La science n'accepte pas les convictions qui ne reposent pas sur des démonstrations.

Elle refuse les préférences personnelles ou les révélations.

Elle soumet toutes les propositions au critère impitoyable de l'expérimentation, de la concordance avec les connaissances déjà acquises et de la logique.

La science n'accepte pas l'idée que des OGM sont dangereux parce qu'ils pourraient transgresser des limites inviolables de la nature.

La science reconnaît comme une réalité vérifiée que des gènes peuvent être transférés entre des espèces distinctes dans la nature. Elle a clairement établi que les organismes complexes peuvent intégrer et utiliser une information génétique nouvelle.

Il est hors de question que la science, confrontée aux objections métaphysiques d'un mouvement politique bien organisé dans les pays prospères, puisse renoncer à une méthodologie riche en potentiels pour augmenter à la fois les rendements et la qualité de la nourriture, dans un monde qui va manquer de plus en plus de ressources.


Pr Maurice Tubiana, ancien président de l'Académie médecine, membre de l'Académie sciences et de l'Académie technologies   

"L'écologisme n'est pas une discipline scientifique, il est fondé sur des croyances et non sur des faits. Il considère l'homme comme un danger pour la nature et l'accuse de la violenter, notamment par les produits qu'il synthétise. Comme l'écologisme considère que toutes les espèces vivantes doivent également être respectées, il est, par principe, hostile aux produits phytosanitaires, sans tenir compte des bienfaits pour la santé de la lutte contre les insectes et les tiques qui sont les vecteurs de nombreuses maladies... Les écologistes considèrent la science comme globalement nuisible et, par exemple, s'opposent avec violence aux recherches sur les OGM. Sans la moindre preuve, ils proclament que l'agriculture biologique est favorable pour la santé; ils se conduisent comme les membres d'une nouvelle religion, n'hésitant pas à attaquer violemment ceux qui ne partagent pas leurs croyances."

Source : extrait du livre : "La science au coeur de nos vies" Pr Maurice Tubiana Editions Odile Jacob 2010


Xavier Beulin, nouveau Président de la FNSEA met en garde contre une vision « dogmatique » des OGM

Lors de ses vœux à la presse, Xavier Beulin, le nouveau président de la FNSEA, a voulu désamorcer les critiques contre l'importation de maïs transgénique, attendue prochainement dans l'Hexagone.

Il a annoncé que dans les semaines à venir, la France serait destinataire des drêches de maïs transgénique en provenance des Etats-Unis. L'importation de ces produits, destinés à l’alimentation animale est autorisée par l'Union européenne. Mais le président de la FNSEA, qui prévoit des «réactions» particulièrement fortes de la part d’«organisations non gouvernementales», a voulu anticiper les critiques. «Il ne faut pas regarder ces sujets de manière dogmatique», a-t-il averti. Il a affirmé que ce type de maïs importés, meilleur marché que d’autres céréales plus coûteuses, pouvait permettre aux producteurs français de «retrouver une marge de compétitivité vis à vis de leurs voisins européens». «Qu’avons-nous envie de faire avec notre élevage? Voulons-nous rester dans la course internationale, qui est redoutable?», a-t-il poursuivi. Affirmant qu’il voulait que l’agriculture française «redevienne numéro 1 en Europe», devant l’Allemagne, M. Beulin a souhaité une «concurrence équitable» entre les pays européens.

Source : Actu environnement 6 janvier 2011

"Je vais vous choquer, mais j'ai la conviction que les biotechnologies, c'est l'avenir de l'agriculture biologique"

Source: Libération 17 mai 2011 Portrait de Xavier Beulin


Pablo De Castro, Président de la Commission agriculture du Parlement européen

« Prenons garde de ne pas affaiblir la compétitivité de nos agriculteurs » Lors de la dernière Assemblée Générales de la Confédération Générales des Betteraviers (CGB), Pablo de Castro a déclaré devant les 800 personnes présentes : « Nous demandons à l’agriculture de produire davantage tout en polluant moins . C’est un défi énorme qui nécessité de l’innovation et de la technologie. Mais l’UE a trop peur de l’innovation. Il faut avoir une approche plus scientifique et moins idéologique, notamment sur les OGM » .

Source : Réussir Grandes Culture janvier 2011


"Il faut faire un sort à la paranoïa qui s’est développée à propos des organismes génétiquement modifiés. Ces trois lettres, OGM, évoquent en France , le mythe de Frankenstein , le mal absolu… . Le Grenelle de l’environnement aura donné un coup fatale aux atouts français en la matière : les équipes de recherche de l’INRA, et au moins un industriel de la semence, Limagrain, coopérative auvergnate, capable de rivaliser avec les grandes entreprises américaines. Nous somme aujourd’hui dans la pire ses situations : en faisant le choix d’interdire la culture des OGM, nous voici dans l’obligation d’en acheter. Nos animaux en mangent : les porcs bretons sont nourris au soja américain. Et des milliards d’hommes en mangent sans conséquences néfastes. Nous avons tout perdu dans cette affaire : une industrie, une recherche et la possibilité d’avoir la moindre légitimité dans les débats internationaux."

Jean de Kervasdoué (Le Figaro du 31 Décembre 2010)


Voilà ce que déclarait, en janvier 2008, Manuel Valls, député socialiste dans l’éditorial de Plantes biotech N 13 " Si les dangers supposés des cultures transgéniques attendent toujours d'être vérifiés, les bénéfices espérés sont, eux, largement reconnus. En diminuant l’impact des intrants, les OGM joueraient un rôle essentiel dans la protection de l’environnement. Surtout, en augmentant les rendements agricoles sans épuiser les réserves d’ eau, ils contribueraient, de manière décisive, à l’autonomie alimentaire des pays du Sud. De toute évidence, ils méritent donc mieux que les procès d’intention et les accusations de sorcellerie..." " ... plutôt que d’interdire les OGM, il faut donc augmenter les moyens en faveur de la recherche sur les biotechnologies afin de lever tous les doutes sur leur innocuité. Et il faut avoir le courage de reconnaître que cet objectif passe, inéluctablement par des expérimentations en plein champ..."

Manuel Valls (janvier 2008) 


"Il faut faire en sorte que les faits et les preuves ne soient pas déformés ou occultés par la politique ou l'idéologie. Il faut écouter ce que les scientifiques ont à nous dire, même si cela dérange, surtout si cela dérange"

 

Barack Obama (décembre 2008)


Vous pensez qu'on est dans un moment de régression ? "Oui. Je l'observe dans de nombreux domaines : le retour en force des religions et, avec elles, des valeurs patriarcales les plus archaïques. Le procès constant fait à la laïcité qui nous a cependant tant libérés. La soumission tous les jours plus grande à l'impératif "naturel" qui va du devoir sacré d'allaitement maternel à la destruction des OGM. La hargne imbécile contre la science, toujours soupçonnée d'être vendue aux intérêts industriels et qui est condamnée avant même d'être entendue. Sans parler du fameux principe de précaution qui stérilise la recherche au-delà du nécessaire. Autant rester couché en attendant que le ciel nous tombe sur la tête. Plus sérieusement, quand, tout à la fois, on rejette le savoir, on ne veut plus prendre aucun risque et que l'on s'en remet à la bonne vieille mère Nature, on contribue à la mort de notre civilisation. La régression est peut-être plus grave qu'on ne l'imagine. Si l'ère des Lumières s'éteint, vers quoi irons-nous, sinon vers les ténèbres dont on eut tant de mal à se libérer ? "

Elisabeth Badinter, philosophe (Le Monde avril 2009)


"C'est un peu regrettable de voir que, sur les OGM, la seule façon de sortir de l'immobilisme consiste à couper l'Europe en deux : chacun fera comme il l'entend. On aura d'un côté les pays "précautionneux", les inquiets de la science, refusant les OGM comme les nanotechnologies, avec, poitrine nue en avant, la fière France "qui montre l'exemple au monde entier" (comme à Copenhague!). Et l'autre, la majorité des Etats membres qui, plus modestes, vont cultiver des OGM et nous les vendre "
Eric Le Boucher, Directeur de la rédaction "Enjeux-Les Echos" (Les Echos 5 mars 2010)


"La nature n'est pas Dieu. L'émergence d'une forme de panthéisme bobo naïf est une forme de régression. On ne nourrira pas 9 milliards d'individus avec des produits bio"

 

 

 

André Comte-Sponville, philosophe (Les Echos 26 février 2010)


"Il est clair que le principe de précaution handicape nos entreprises au point que beaucoup se font distancer car cette volonté de sécurité absolue paralyse l'innovation. Cela s'explique par le fait que la France vit une période craintive : toute prise de risque est perçue comme un risque absolu; tout doit être démontré comme étant absolument inoffensif. Cet état d'esprit est propre à la société de défiance qui nous caractérise et fait que l'on n'est plus dans la recherche de la rigueur mais dans la recherche de couverture absolue. Résultat : chaque faux pas mène à une nouvelle loi. Ce qui explique que, dans le domaine des OGM, la plupart des chercheurs aient fini par quitter la France ... On interdit au nom de menaces infimes et au détriment de bénéfices considérables." 

Marc Giget, professeur d'innovation au Cnam, président de l'European Institute for Créative Stratégies and Innovation
(Le Nouvel Economiste 8 avril 2010)


Les scientifiques de l'EFSA ont-ils des certitudes sur l'innocuité des OGM ? "Evidemment non. Il y a peu de certitudes en sciences, surtout à l'égard des nouvelles technologiques. Ce qu'on peut dire, c'est que nous avons une assurance raisonnable quant à l'innocuité des OGM sur le marché en matière de santé et d'environnement. L'EFSA n'émet jamais d'avis sans nuances. Ils sont toujours assortis de conditions de surveillance, d'éventuels développement de résistances, etc"

Catherine Geslain-Lanéelle, Directrice de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA)
(Les Echos 13 juillet 2010)


"... Mais aujourd'hui, c'est la nature qui nous semble admirable et la science maléfique. Le problème, c'est que ce ne sont ni la peur ni la décroissance qui vont nous aider à préparer l'avenir, mais bel et bien les progrès de l'intelligence. De ce point de vue, l'anathème qui pèse en France sur les OGM depuis le Grenelle de l'environnement est un symbole calamiteux. Il faudra doubler dans les années qui viennent la production agricole mondiale si l'on veut nourrir les habitants de la planète. Croit-on sérieusement que c'est grâce au principe de précaution, par la chape de plomb des taxes et des interdits qu'on y parviendra ? Face à la crise, nous avons besoin de solutions inventives, d'investissements massifs dans la recherche scientifique, pas de pesantes leçons de morale. Loin de dessiner le futur, les films d'horreur écologique, avec leurs litanies fanatiquement anti-modernes et anxiogènes, ne font, malgré l'apparence, que paralyser la pensée et l'action."

Luc Ferry, philosophe, professeur, éditorialiste, ancien Ministre de l'Education nationale (Le Figaro 14/03/2009)


Les biotechnologies, un outil pour le progrès 

"... Avec les nouvelles conditions de vie et ses améliorations, la population mondiale a connu une croissance sans précédent, et de nouveaux défis se posent à nous en ce début de XXIe siècle concernant la santé, les nouvelles sources d'énergie, la gestion de l'eau, celle des ressources alimentaires ou encore le traitement des déchets tout en respectant notre environnement, voire en l'améliorant. Les biotechnologies ont été inventées par l'homme pour répondre à ces défis. La France, qui possédait dans les années 1980 un potentiel scientifique de qualité dans le développement des biotechnologies, a vu sa compétitivité scientifique, technologique et industrielle affaiblie depuis, et une nouvelle impulsion s'avère nécessaire..." 

"... Les domaines scientifiques ne sont pas si nombreux où peuvent être conciliés le progrès , le développement durable, la compétitivité économique de notre pays et le bien-être de nos concitoyens; les biotechnologies sont de ceux-ci. Sachons saisir cette occasion. Au lieu d'inventer la liste des dangers potentiels qu'une innovation pourrait induire, regardons les effets positifs qu'elle pourrait apporter et ayons une attitude responsable quant à leur utilisation. Au XXIe siècle, à l'ère où le monde entier prend conscience de ce qu'il sait, la peur irrationnelle doit faire place à la raison pour relever les défis de notre temps. En particulier les biotechnologies seront décisives pour assurer le développement économique et social durable des nations de demain."

Catherine Bréchignac, Présidente du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB), ancienne Présidente du CNRS
(Le Figaro 20 juillet 2010)


"Les "faucheurs volontaires" dont l'emblème médiatisé est José Bové, vont jusqu'à empêcher que l'évaluation des OGM puisse avoir lieu au nom de leur conception du principe de précaution qui prend alors une dimension religieuse. On les entend prétendre que pour les tenants de la foi écologique ces êtres sont néfastes et leur existence même est impensable. Peu importe qu'il s'agisse de tester telle ou telle hypothèse et, ce faisant, de protéger les éventuels futurs consommateurs, pour ces inquisiteurs de tels produits ne doivent pas exister.

L'Inquisition ne faisait pas autre chose que de supprimer l'existence de ceux qui cherchaient dans le doute. "Il ne faut pas de raison pour croire, il en faut pour douter". La France retombe dans un obscurantisme intellectuellement ausi malhonnête que médiéval. En effet les "faucheurs volontaires" savent, en lisant la presse internationale, que ces OGM plantés dans le monde entier n'ont, ni pour l'homme, ni pour la nature, les tares qu'ils prétendent et, si d'autres tares existaient, elles n'ont pas encore été démontrées"

Jean de Kervasdoué, Ingénieur agronome, professeur au CNAM, membre de l'Académie des technologies, ancien Directeur des hôpitaux
(membre fondateur de l'AFBV) (extrait de son livre "Les prêcheurs de l'apocalyp
se" Hachette Littératures, 2008)


" Notre culture n'est pas tournée vers la science et nos concitoyens ne réalisent pas, lorqu'ils utilisent un téléphone portable ou ont recours à un IRM, qu'il a fallu beaucoup de bricolage de physiciens désintéressés pour en arriver là. Ce n'est pas un antagonisme, c'est un non-amour de la science fondamentale. Tout se joue au niveau de l'éducation. Il faudrait tout particulièrement revaloriser la science au niveau de l'enseignement secondaire. La recherche ne doit pas pour autant être pilotée par l'aval. Par exemple, pourquoi tant de haine à l'égard des OGM ? Cette violence est à la mesure de la peur, de l'ignorance et de l'idéologie. Or les scientifiques considèrent que la révolution OGM est un progrès indispensable pour une nouvelle agriculture, une technologie qui n'a pas de raison d'être dangereuse à condition de prendre les mesures préventives nécessaires. Il importe de ne pas faire du principe de précaution un principe de suspicion et une pratique d'inaction. 

Etienne-Emile Baulieu, médecin, ancien Directeur unité recherche à l'INSERM, professeur honoraire de biochimie à l'Université Paris 11, professeur honoraire au Collège de France, ancien Président de l'Académie des sciences (Le Figaro janvier 2004)


"Les OGM : Trois lettres qui font peur. C'est un sujet délicat qui doit être pris au sérieux. Comme pour le climat, j'ai hurlé avec les loups avant d'enquêter ... J'ai d'abord été surpris par le nombre de chercheurs et de scientifiques qui affirment qu'en les interdisant on perd la boule ! J'ai dit, dans ce livre, toutes les réticences et les craintes qu'ils provoquent. Mais, franchement, dans un programme d'écologie moderne, on ne peut les occulter. Et surtout pas les interdire. En France, nous étions parmi les premiers dans la recherche, ne devenons pas les derniers. L'agriculture biologique : J'ai assisté à sa naissance pendant les années 1970. Journaliste agricole à Agrisept, hebdomadaire destiné aux agriculteurs, j'ai réalisé les premiers reportages sur les agriculteurs biologiques. Ils étaient dénigrés par leurs pairs, mais franchement, je croyais à leur succès. Le résultat est décevant. En 2009, 2,5% de la surface agricole utile (SAU) est consacrée aux agriculteurs biologiques. Ils sont passés de 10000 en 1982 à 16400 actuellement et leurs clients sont essentiellement des Parisiens. C'est un échec. Il s'explique par des rendements trop faibles, des prix trop élevés, des contrôles difficiles, et surtout une qualité médiocre. L'agriculture bio est une philosophie.

Laurent Cabrol, journaliste (extrait de son livre "En vert et contre tous" Editions Le Cherche-Midi ; mai 2010)


Faucheurs d'espérance 

Encore une fois, cet été, une bande organisée, connue sous le nom de faucheurs, a vandalisé un champ expérimental d'OGM, anéantissant les données de plusieurs années de travaux menés par l'Inra. Ce délit ne porte pas seulement atteinte à la recherche fondamentale, mais aussi à la crédibilité des mouvements écologistes, dont l'idéologie ne se résume heureusement pas au refus des OGM. Un cinquième de la population mondiale souffre de malnutrition, alors que le nombre d'humains devrait augmenter de 2,3 milliards d'ici à 2050.

Comment la planète supportera-t-elle ce surcroît de bouches à nourrir ? Il est possible de gagner 1 milliard et demi d'hectares de terre cultivable sans toucher aux forêts ou aux villes, mais non sans risques pour les écosystèmes, la biodiversité et les ressources en eau. Le recours réside dans la technologie, et notamment la génétique.

Jean-Didier Vincent, neurobiologiste, professeur émérite Université Paris 11, Directeur de l'Institut de neurobiologie Alfred Fessard CNRS, membre de l'Académie des Sciences et de l'Académie nationale de Médecine (L'Express, 1er septembre 2010)


"S'interroger sur l'impact sanitaire des éléments nouveaux de notre environnement est parfaitement légitime. Ce qui l'est moins, c'est de matraquer en permanence la population et de faire passer des études préliminaires pour des preuves indéniables de risques. C'est une imposture scientifique doublée d'une tromperie aux conséquences préjudiciables. La population finit par penser que son état sanitaire est de plus en plus précaire, alors qu'au contraire l'espérance de vie augmente depuis vingt ans... 

Il y a ambiguïté sur la notion même de risque. Le public réclame désormais la certitude qu'il n'y a pas de risque et qu'on n'en découvrira pas dans le futur. Si c'est cela la demande, ce n'est pas la peine de faire la moindre étude épidémiologique. Une étude peut, avec une certaine fiabilité, certifier que le risque pour la santé est inférieur à une certaine valeur mais jamais qu'il est nul. On devrait plutôt parler de "risque significatif pour la santé publique" ...

... Le principe de précaution est actuellement utilisé de manière inadaptée, invoqué à tort et à travers et banalisé au risque de perdre toute signification...

Contestez-vous le rôle des lanceurs d'alerte ?

C'est une fonction utile mais, très souvent, les donneurs d'alerte sont surtout des militants. Leur jugement est obscurci par leur militantisme, ce qui les conduit à une vision biaisée des risques qu'ils dénoncent. Ils refusent systématiquement toute étude ou toute information qui ne va pas dans leur sens.

André Aurengo, professeur de médecine nucléaire et de biophysique à l'Université P&M Curie, membre de l'Académie nationale de médecine et chef de service à l'hôpital Pitié-Salpêtrière ( Le Monde Magazine 16 janvier 2010)


"Les hommes politiques peuvent jouer malhonnêtement la carte de la peur par démagogie, les médias, dont la mission première est d'informer, peuvent également manipuler le sensationnel effrayant pour vendre et il arrive aussi, malheureusement, que certains scientifiques fassent des révélations exagérées et sensationnelles pour faire parler d'eux. Dans tous ces cas, chacun dévie de la voie qui devrait déontologiquement être la sienne"

Nayla Farouki, professeur de philosophie et d'histoire des sciences (Le Figaro 7 janvier 2002)


"L'humanisme menacé par l'écologie"

"... Voici la décroissance devenue une valeur. Cet utopisme... s'exprime par églogues et récits bucoliques de tonalité rousseauiste ou romantique. On ne saurait surestimer le pouvoir de séduction de ces fables, bien au-delà des cercles de l'écologie politique, elles nourrissent une idéologie qui s'est insinuée dans tous les pores des sociétés industrielles développées. Le paradoxe veut ainsi que nos contemporains se ruent sur les produits de la technologie la plus avancée pour mieux dénoncer la "civilisation scientifique et technique" comme mortifère. Mais il ne faut pas prendre tous les militants pour de doux rêveurs. Nombre d'entre eux poussent à l'extrême la logique de leur engagement. Ils s'en prennent à l'industrie comme à la figure contemporaine du Mal, du nucléaire à l'agroalimentaire en passant par les laboratoires scientifiques. Derrière l'industrie, c'est la science qu'ils visent. Ils dénoncent la mauvaise foi de ses "experts", esclaves de leurs financements. Ils exècrent ses chercheurs animés, selon eux, par un prométhéisme démoniaque particulièrement nocif lorsqu'il s'agit de biologistes".

Dominique Lecourt, professeur de philosophie des Sciences à l'Université Denis Diderot, Directeur général de l'Institut Diderot, Président du Comité consultatif, de déontologie et d'éthique de l'IRD, parrain de l'AFBV (Le Figaro 2 octobre 2010)


Billet d'humeur

"Les céréales françaises sont une chance pour la France, elles doivent pouvoir bénéficier du progès génétique et de l'innovation scientifique... Sans oublier l'intérêt économique de nos exportations, il est urgent que nos concitoyens et nos responsables politiques nationaux et européens comprennent que le refus de l'innovation, du progès scientifique, d'une utilisation raisonnée des produits nécessaires à la protection des plantes et d'une régulation physique organisée, vont totalement à l'encontre de nos devoirs internationaux, de nos responsabilités vis-à-vis du monde et des intérêts économiques et de la place de notre pays.

Rémi Haquin, Président du Conseil spécialisé de la filière céréalière de FranceAgriMer (Agriculture et Environnement 15 octobre 2010)


"OGM : ni partisan, ni opposant" Je ne suis ni un partisan ni un opposant de cette méthode. Elle ne m'effraie pas. Les OGM, en tant que biologiste moléculaire, je vis avec, j'en fabrique. Dans tous les laboratoires, on pratique le transfert de gènes. Une technique banale. La méthode peut être intéressante pour faire apparaître de nouvelles variétés végétales mieux adaptées aux conditions du milieu (manque d'eau, diminuer les engrais) et aux besoins de l'agriculture. Ce n'est ni la panacée, ni le monstre abominable que partisans et opposants disent.Compte tenu des défis qui se posent en termes alimentaires dans le monde, il serait sans doute imprudent de renoncer totalement à cette méthode. Elle comporte des perspectives intéressantes pour améliorer l'adaptation des plantes aux nouvelles conditions.

Axel Kahn, généticien, Président Université Paris Descartes (La Montagne 20 octobre 2010)


"Au Parlement comme dans les universités, dans les laboratoires d'Etat comme dans l'industrie et jusque dans nos campagnes, nombreux sont aujourd'hui les Français qui ressentent une profonde inquiétude devant le désarroi et la faiblesse de la recherche dans ce pays, nombreux sont ceux qui comprennent qu'il n'est de puissance et de prospérité en ce siècle que par la science et la technique, nombreux sont ceux qui reconnaissent la nécessité d'accomplir dans ce domaine un effort considérable dont notre avenir dépend. 

 

Pierre Mendès-France (Discours inaugural Colloque de Caen novembre 1956 sur l'enseignement et la recherche scientifique devant 250 scientifiques, industriels, parlementaires, journalistes, ...) " 


On pourrait penser qu'un général fût particulièrement sensible à des projets spectaculaires dont il comprend les termes, dont il partage les points de vue, dont il envisage volontiers les développements, les conséquences, les retombées, tels que, parmi ceux que je viens d'entendre, la conversion des énergies, la conquête de l'espace, l'exploitation des océans. Mais au fond de moi-même, je me demande si cette mystérieuse biologie moléculaire, à laquelle je ne comprends rien et ne comprendrai d'ailleurs jamais rien, n'est pas plus prometteuse de développements à moyen terme, imprévisibles, riches, qui feront avancer beaucoup notre compréhension des phénomènes fondamentaux de la vie et de ses désordres, et qui peut-être fonderont une science nouvelle dont nous n'avons aujourd'hui aucune idée mais qui pourrait être la médecine du XXIe siècle"

Général de Gaulle (1959) à l'occasion de la création de la DGRST (Direction générale de la recherche scientifique et technique, précurseur de notre actuel ministère de la Recherche

 

 

 

Vrai ou faux
Question:
Suicides à cause des OGM ?
Réponse:

L’introduction du cotonnier Bt et le suicide des agriculteurs en Inde : Vérité ou rumeur ? Il a été montré que l’usage du cotonnier Bt n’est ni une condition nécessaire ni une condition suffisante pour le suicide des agriculteurs en Inde, qui est une réalité.


Le problème des suicides existait avant l'utilisation d'OGM. C'est un problème de réforme agraire. Dans certaines régions, les paysans sont acculés à des paiements de fermage et des prêts usuriers qui mènent à la faillite. Lire l’interview de Guillaume Gruère chercheur associé à l’International Food Policy Research Institute n° 286, juillet-septembre 2009.

L’article original : IFPRI Discussion Paper 00808, October 2008 Bt Cotton and Farmer Suicides in India. Reviewing the Evidence. Guillaume P. Gruère, Purvi Mehta­Bhatt, Debdatta Sengupta.

Mentions legales Plan du site Contact RSS