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La première ébauche de séquence du génome de la pomme de terreUne équipe internationale de scientifiques du Potato Genome Sequencing Consortium (PGSC) a annoncé qu'elle a publié la première ébauche de séquence du génome de la pomme de terre. Du manioc GM enrichi en protéinesLe manioc est une plante vivrière riche en amidon, très utilisée notamment en Afrique comme source de calories, mais, pauvre en protéines et contenant des composés cyanhydriques toxiques il est souvent à l’origine de maladies nutritionnelles. Des chercheurs ont mis au point du manioc GM biofortifié par transgénèse dont les racines tubérisées sont enrichies en protéines et appauvris en substances toxiques. Le génome du pommier décodéLa séquence complète du génome du pommier (variété Golden delicious) a été réalisée par un consortium international regroupant 18 instituts de recherche et de sociétés privées. Elle a été publiée le 29 août 2010 dans la revue Nature Genetics. Ce séquençage du génome du pommier doit permettre une accélération des recherches génétiques afin de conduire une sélection plus efficace de nouvelles variétés moins sensibles aux bioagresseurs ou mieux adaptées au changement climatique. Le génome du cacoyer décryptéUn consortium international (ICGS : International Cocoa Genome Sequencing Consortium) coordonné par une équipe du Cirad à Montpellier (France) a publié le 26 décembre un article dans Nature Genetics sur le séquençage et les premières analyses détaillées du génome du cacaoyer, Theobroma cacao, cette plante à la source du chocolat. C’est le génome d’une variété de cacaoyer Criollo collecté au Bélize, et qui pourrait être un descendant des premiers cacaoyers domestiqués par les Mayas il y a plus de 2000 ans qui a été séquencé. Cette variété est à l’origine d’un chocolat de la plus haute qualité classé parmi les chocolats fins. Les premiers résultats de ces analyses permettent une meilleure compréhension des gènes potentiellement impliqués dans les caractéristiques aromatiques du chocolat ou dans les mécanismes de résistance aux maladies du cacaoyer. Ils permettent aussi de retracer l’histoire évolutive du cacaoyer. Ces travaux vont accélérer de façon drastique la connaissance du cacaoyer et son amélioration au bénéfice des petits producteurs des pays en voie de développement, permettant de créer plus efficacement de nouvelles variétés productives et résistantes aux maladies, tout en gardant les hautes qualités aromatiques de leur chocolat. Les résultats détaillés sont publiés dans l’édition avancée en ligne de la revue Nature Genetics du 26 décembre 2010 (online). Les plantes résistantes aux insectes
Les plantes GM résistantes aux insectes utilisent actuellement la technologie Bt qui consiste à insérer dans des plantes cultivées un gène d’une bactérie du sol, Bacillus thuringiensis (Bt) qui a la capacité de produire des protéines, spécifiquement actives sur certains insectes. Cette bactérie, commune dans le sol, est utilisée depuis plus de 60 ans, notamment en agriculture biologique. Les plantes tolérantes aux désherbants totaux
Désherber les cultures est une pratique très ancienne. Les adventices (dites mauvaises herbes) entrent en compétition avec les plantes cultivées, réduisent les rendements et leurs graines contaminent les récoltes. Le désherbage mécanique, qui nécessite beaucoup de main d’oeuvre a été remplacé par l’emploi d’herbicides. Par génie génétique, des plantes cultivées (soja, maïs, colza, betterave), ont été rendues tolérantes à des herbicides totaux et non sélectifs comme le glyphosate (Roundup® et le glufosinate (Basta®). Pourquoi investir encore dans l'amélioration variétale des plantes ?
Pourquoi investir encore dans l’amélioration variétale des plantes alors que nous disposons déjà d’un patrimoine variétal important ? Chaque année en France environ 900 à 1000 nouvelles variétés sont présentées à l’inscription au catalogue. Et 350 environ seront retenues après avoir subi avec succès les épreuves techniques d’inscription en vue de la commercialisation. Le patrimoine génétique s’enrichit et par conséquent la diversité des variétés disponibles puisque les organismes officiels ont le devoir de maintenir l’ensemble des variétés existantes. Toutefois, on peut se poser la question de la nécessité de poursuivre toujours ce travail de sélection. Les réponses sont nombreuses. Pour être complet, il faudrait traiter chaque espèce au cas par cas mais il y a cependant des tendances très générales. Le séquençage des génomes des plantes
Le séquençage d'un génome correspond à une analyse du génome consistant à déterminer la succession de toutes les bases (ou l'ordre des nucléotides) qui composent l'ADN d'un organisme. Son intérêt est d'identifier les gènes présents au sein du génome, ce qui permet de les étudier (fonctionnement, régulation) puis de faciliter et accélérer les techniques biotechnologiques utilisées pour des applications pratiques. Où en sommes-nous du séquençage du génome des plantes
Une connaissance "intime" de la biologie des plantesLa première plante dont le génome a été entièrement séquencé, entre 1996 et 2000, a été la plante modèle Arabidopsis thaliana *, une petite crucifère choisie en raison de la très petite taille de son génome, espèce pour laquelle il a été décidé d'effectuer l'inventaire complet des gènes portés par ses chromosomes. Ce travail d'inventaire des gènes a pu être étendu du génome d'Arabidopsis aux génomes d'autres espèces du fait de la conservation des fonctions au cours de l'évolution et des gènes qui y contribuent. Les informations biologiques qui en ont déjà découlé ont amené des progrès considérables dans les connaissances fondamentales sur le développement des organes, la précocité, les bases de la qualité des produits récoltés et les facteurs de rendement dont la résistance aux pathogènes et la tolérance aux conditions climatiques adverses. Des applications multiples
L’accélération récente des programmes de séquençage des génomes végétaux permet maintenant l’essor de la génomique comparative , dont les buts sont de comprendre les processus d’évolution et de domestication des espèces et de faciliter l’isolement de gènes d’intérêt chez différentes espèces. Les Instituts techniques et les biotechnologies végétales
L'AFBV a rencontré les Directeurs des trois principaux Instituts techniques (Arvalis, Cetiom, ITB) pour mieux appréhender les freins techniques majeurs dans les principales filières agricoles et examiner les solutions offertes par les biotechnologies végétales.
Exploitation de la variation du nombre de chromosomes en amélioration des plantes
Des procédés biotechnologiques faisant appel à la variation et notamment au doublement du nombre chromosomique sont utilisés par les sélectionneurs pour améliorer les plantes. Ils ne font que reproduire des évènements spontanés observés plus ou moins fréquemment selon les espèces. Des fruits sans pépins ou sans graines
Plusieurs fruits sans pépins ou sans graines sont consommés depuis plus ou moins longtemps : la banane, la clémentine, la mandarine, le raisin de table et la pastèque et ils semblent très appréciés par le consommateur !.... Pour la banane, cela remonte à la domestication du bananier ; pour la pastèque, le développement est récent. Les voies pour arriver à développer des variétés de fruits sans pépins ou sans graines sont différentes selon les espèces.
Vrai ou faux
Question: Les OGM ne feraient pas l'objet d'études approfondies
Réponse: De nombreuses publications scientifiques attestent que c'est faux. A.Ricroch, JB. Bergé et M. Kuntz ont recensé 15000 publications scientifiques sur ou utilisant les plantes transgéniques de 1996 à 2009. G. Flachowsky a recensé en 2007, 107 publications d’évaluations nutritionnelles d’aliments dérivés de PGM testés sur animaux de ferme : toutes concluent à l’équivalence nutritionnelle entre PGM et "conventionnels".
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