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    Quelques étapes marquantes pour les biotechnologies végétales
 
 

1865  Gregor Mendel décrit la transmission de certains caractères par voie d’hérédité à partir   d’observations sur le petit pois.

1869 Friedrich Miescher met en évidence les « acides nucléiques Â» dans le noyau cellulaire.

1903  Hugo de Vries redécouvre les lois de Mendel.

1907   Thomas Morgan développe la théorie chromosomique de l’hérédité à partir de travaux sur la drosophile.

1908 Wilhelm Johannsen introduit le mot « gène Â» pour désigner les facteurs héréditaires.

1911  Découverte d’Agrobacterium tumefaciens.

1928  Fred Griffith décrit un transfert de gènes entre bactéries.

1944 Oswald Avery et son équipe identifient l’ADN (acide désoxyribonucléique) comme support matériel des gènes et vecteur de l’information génétique.

1950 Premières cultures in vitro.
 
 
 
 

 
1953 Francis Crick, James Watson, Maurice Wilkins et Rosalind Franklin découvrent la structure moléculaire de l’ADN ( les trois premiers obtiennent le prix Nobel de physiologie-médecine en 1962)

1961  Reconnaissance de l’universalité du code génétique.

1965  François Jacob, André Lwoff, Jacques Monod reçoivent le prix Nobel pour la découverte des « ARN messagers Â» et de la régulation génétique.
Découverte des enzymes de restriction, protéines capables de découper précisément l'ADN et permettant d'établir une cartographie des chromosomes.

1966 Décryptage du code génétique.

1968 Découverte par une équipe française (Tempé, Morel et coll.) de la capacité de certaines bactéries du sol à provoquer l’apparition de propriétés métaboliques nouvelles dans les espèces végétales.

1970 Découverte des enzymes de restriction.

1973 Première application de la transgénèse à un micro-organisme « Escherichia coli Â».

1974 Débuts du génie génétique avec la mise au point du clonage des gènes. Découverte du plasmide Ti et de la capacité d'Agrobactérium, grâce aux plasmides, de transférer des propriétés à des végétaux (Schell & Van Montagu).

1975 Congrès international sur la recombinaison de l’ADN a Asilomar et décision d’un moratoire (levé en 1977).

1977  Premier transfert en laboratoire d’une information génétique (plasmide) d'une bactérie du sol à une cellule végétale.

1983  Premières plantes transgéniques créées par l’Université de Gand (Marc Van Montagu, Jeff Schell), l’Université du Missouri (Mary-Dell Chilton) et la société Monsanto.

1986 Création de la Commission du génie biomoléculaire (CGB)
.                                                          Premier essai au champ en Caroline du nord (tabac Bt).

1994  Première commercialisation d’une plante transgénique par la société américaine Calgene:
tomate à conservation prolongée.
 
 
 
 

 
1996  Véritable démarrage des OGM avec le mais Bt de Monsanto et Novartis (1,7 millions d’hectares dans le monde).

1997 Première autorisation de cultiver une plante OGM en France (maïs Bt Novartis).

1998 Autorisations de culture de plusieurs variétés de maïs Bt en France et en Europe.

1999 Moratoire instauré par cinq Etats de l’Union européenne ( Danemark, Grèce,    Luxembourg, Italie, France).
  Création de Génoplante (programme fédérateur en génomique végétale).

2004 Levée du moratoire sur les OGM dans l’Union européenne.

2005 La France cultive 500 hectares de maïs Bt (MON 810).
Séquençage du génome du riz (projet international IRGSP)  

2006 La France cultive 5000 hectares de maïs Bt.
                                                                                             
Le cap de 100 millions d’hectares de varités de plantes OGM dans le monde est dépassé.

2007 La France cultive 21000 hectares de maïs Bt.

2008 Suite au Grenelle de l’environnement, la France interdit la culture de la seule plante OGM  autorisée dans l’UE, le maïs Bt (MON 810).
L’expérimentation en plein champ des OGM est stoppée. Dans le monde, les surfaces cultivées en OGM par plus de 13 millions d’agriculteurs atteignent 125 millions d’hectares.

2009
Séquençage du génome du maïs (Université Washington St Louis), de la pomme de terre (consortium international), du colza (Bayer CropScience), du manioc (Global cassava partnership)















   








 

Vrai ou faux
Question:
Peut-on resemer le grain de cultures OGM ?
Réponse:

A cause des brevets l’agriculteur ne pourrait plus resemer le grain qu’il a récolté ? NON, contrairement à une idée reçue, la législation européenne et française sur les brevets concernant les inventions biotechnologiques permet à l’agriculteur de produire des semences de ferme.


L’article 11 de la Directive européenne 98/44/EC prévoit que la multiplication de semences de ferme est possible dans les limites prévues par l’article 14 du règlement (CE) n° 2100/94.

Cette article concernait originellement les variétés conventionnelles : le législateur a donc choisi les mêmes règles pour les semences conventionnelles et celles couvertes par un brevet.

La Directive Européenne 98/44/EC (Journal Officiel L213 du 30 juillet 1998)

Sa transposition en droit français : loi du 29 novembre 2004

Article 6 « Art. L. 613-5-1. - Par dérogation aux dispositions des articles L. 613-2-2 et L. 613-2-3, la vente ou tout autre acte de commercialisation de matériel de reproduction végétal par le titulaire du brevet, ou avec son consentement, à un agriculteur à des fins d'exploitation agricole implique pour celui-ci l'autorisation d'utiliser le produit de sa récolte pour la reproduction ou la multiplication par lui-même sur sa propre exploitation. « Les conditions de cette utilisation sont celles qui sont prévues par l'article 14 du règlement (CE) n° 2100/94 du Conseil, du 27 juillet 1994, instituant un régime de protection communautaire des obtentions végétales.

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