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Biotechnologies vertes et agriculture durable Les biotechnologies végétales à travers les OGM sont rarement perçues en France comme une contribution importante au développement durable (DD), que ce soit sur les plans économique, social et environnemental. Pourtant, même s’il faut distinguer au cas par cas des réalités très diverses, les OGM sur le marché depuis 14 ans ont prouvé globalement : Leur intérêt environnemental - en réduisant l’utilisation des insecticides, - en remplaçant des herbicides sélectifs par des désherbants totaux moins polluants, - en réduisant les émissions de gaz carbonique, - en protégeant ou favorisant la biodiversité, - en réduisant la consommation de nouvelles terres. Leur intérêt économique - en assurant une meilleure protection des cultures contre les insectes ou les adventices (« mauvaises herbes ») et en participant de la sorte à l’augmentation de la production agricole particulièrement remarquable en Amérique du sud (soja) ou en Asie (cotonnier), - en améliorant la qualité des produits agricoles (maïs, cotonnier), - en permettant des économies de séchage (maïs). Leur intérêt social - en augmentant les revenus des populations rurales, - en réduisant l’exposition des agriculteurs aux insecticides, - en améliorant la qualité sanitaire des aliments (mycotoxines). En même temps, si on ne peut démontrer le risque zéro, force est de constater que depuis le début de commercialisation en 1996, aucun problème sanitaire, aucun dommage environnemental imputables à la technologie n’a pu être mis en évidence scientifiquement, malgré de nombreuses études provenant de sources très diverses. Quant aux OGM en cours de développement, ils vont contribuer de façon plus significative encore au développement d’une agriculture durable, qu’il s’agisse de nouvelles plantes: - Résistantes aux ravageurs, virus et maladies cryptogamiques, - Moins gourmandes en eau ou en engrais, - Tolérantes aux sols salés ou acides, - Offrant des bénéfices nutritionnels et sanitaires pour l’homme et les animaux : - enrichissement en vitamines, oligo-éléments, protéines (populations du sud), omega 3, anti-oxydants, … - réduction des substances naturelles allergènes ou toxiques, - maïs enrichi en acide aminé (lysine) ou appauvri en anti-nutriments (phytates) - production de molécules thérapeutiques et vaccins . - Spécifiques, adaptées et compétitives pour une utilisation énergétique (biocarburants) ou industrielle (polymères, chimie verte). Les biotechnologies végétales offrent aujourd’hui à l’amélioration génétique des plantes, d’exceptionnelles opportunités qui permettent de développer une agriculture durable répondant aux importants défis alimentaires, nutritionnels, sanitaires, énergétiques et environnementaux de notre siècle.
Vrai ou faux
Question: Les gènes de résistance à des antibiotiques utilisés pour créer des PGM sont-ils dangereux ?
Réponse: Lors de la réalisation des premières plantes transgéniques, des gènes de résistance à des antibiotiques ont été utilisés en laboratoire afin de pouvoir sélectionner les lignées transformées en appliquant un antibiotique. Chez les OGM récents, le gène codant pour l’enzyme permettant une résistance à un antibiotique donné n’est plus présent dans les plantes cultivées en champ. Les plantes cultivées en champ ne contiennent jamais d’antibiotique. Les gènes de résistance inactivent l’antibiotique (ils ne produisent pas d’antibiotique) Les gènes de résistance à un antibiotique, peuvent-ils se propager ? L’EFSA a conclu qu’en conditions naturelles, il n’a pas été observé de transfert de l’un de ces gènes des plantes génétiquement modifiées vers des bactéries. Il est aujourd’hui établi que des gènes de résistance à des antibiotiques sont déjà présents dans tous les environnements, y compris notre flore intestinale (tube digestif). Là se trouve la vraie menace : utiliser pour des problèmes de santé des antibiotiques de manière inappropriée. Pour en savoir plus :
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