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Communiqué de presse du 17 janvier 2012

AFBV : Le HCB confirme que la coexistence entre les plantes OGM et les plantes non OGM est impraticable au seuil de 0,1 %
L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV ) partage les principales conclusions du Comité scientifique du HCB qui s’est prononcé sur les conditions de la coexistence entre les cultures OGM et les cultures non OGM. Cette coexistence est impraticable si ce seuil de 0,1 % de présence fortuite d’OGM devenait la nouvelle norme pour définir les plantes non OGM alors qu’elle ne poserait pas de difficultés particulières d’application au seuil de 0,9 %. C’est d’ailleurs pour cette raison que le taux politique de 0,9 % avait été décidé à Bruxelles.
L’ AFBV rappelle que ce seuil ne signifie pas un risque sanitaire ; il est simplement informatif vis-à-vis des consommateurs et traduit la présence fortuite d’un événement présent dans un OGM, par ailleurs évalué et ayant reçu un avis favorable pour leur consommation.
Comme le souligne le comité scientifique du HCB, le respect de ce seuil de 0,1 % impliquerait la mise en œuvre de mesures très contraignantes pour les semenciers, les agriculteurs, les organismes stockeurs, les transporteurs sans pour autant pouvoir garantir, in fine, que ce seuil ne soit pas dépassé.
Maintenir de seuil de 0,1 %, une norme 9 fois plus basse que la norme européenne, serait très coûteux pour la filière non OGM alors qu’on ne connaît pas ceux qui devront payer ce surcoût.
Maintenir ce seuil à 0,1 % serait aussi source de nombreux conflits potentiels entre les acteurs des filières OGM et des filières non OGM puisque la mise en pratique de cette coexistence serait incapable de garantir à coup sûr le respect d’un seuil aussi bas.
Compte tenu de toutes ces incertitudes l’AFBV demande au gouvernement d’abandonner le seuil du non OGM défini à 0,1 %, pour revenir à la norme européenne de 0,9 % de présence fortuite d’OGM. Ainsi pourraient être honorées sans difficulté majeure ses promesses d’une coexistence « pacifique » entre les cultures transgéniques et les autres.
Si le gouvernement refuse d’abandonner cette norme très « politique » et impraticable du seuil de 0,1 % ( 1) pour définir les plantes non OGM, autant qu’il dise clairement vouloir interdire la culture des plantes OGM, notamment pour ne pas déplaire aux défenseurs de l’agriculture biologique qui sont opposés à cette coexistence pourtant prévue dans la loi.
Mais si pour répondre à la demande des 3 % d’ agriculteurs bio le gouvernement doit priver 97 % des agriculteurs de la liberté de choisir des innovations technologiques qui leur sont nécessaires pour conserver leur compétitivité sur les marchés mondiaux, il devra assumer toutes les responsabilités des conséquences économiques de ce choix.
Cette décision sera en totale contradiction avec la demande de nombreux responsables politiques de remettre la production sur notre territoire au cœur des politiques de l’emploi. Elle handicapera fortement notre recherche en amélioration des plantes et notre capacité d'innovation dans ce domaine.

(1) L’AFBV rappelle que ce seuil maximum de 0,1 % de présence fortuite d’OGM pour définir le « sans OGM » ne repose sur aucune base scientifique. En effet les plantes transgéniques autorisées à ce jour ne sont pas plus dangereuses pour la santé et l’environnement que les plantes « non OGM » comme l’ont démontré les milliers d’études scientifiques réalisées dans le monde.

Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse du 9 janvier 2012

 L’ Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) considère que l’intention du gouvernement de solliciter une nouvelle clause de sauvegarde auprès des autorités européennes pour interdire la culture du maïs Bt Mon 810, est vouée à l’échec. 

Selon l’ AFBV, le gouvernement sera en effet dans l’incapacité de présenter des justifications scientifiques nouvelles susceptibles de légitimer juridiquement la mise en œuvre de cette nouvelle clause de sauvegarde pour cette culture. 
« Dans le cas des maïs qui expriment une toxine Cry1Ab, l’ensemble des études dont nous disposons aujourd’hui ne révèle aucun effet nouveau sur l’environnement et il n’existe pas plus de preuves de risques dans le domaine de la santé ». C’est la conclusion du document de synthèse rédigé par le Conseil Scientifique de l’AFBV. (1) après un examen rigoureux des données scientifiques disponibles. 
Selon l’AFBV, ce nouvel échec prévisible portera un tort considérable à la crédibilité des autorités politiques de notre pays. On ne peut en effet prôner inlassablement l’importance de la recherche et de l’innovation pour développer l’agriculture et l’économie de notre pays et en même temps s’opposer à sa mise en œuvre. 
C’est pourquoi l’AFBV a écrit une lettre aux Ministères concernés (Agriculture, Environnement, Santé, Recherche) pour leur présenter les résultats de ce document de synthèse et pour les avertir des risques d’instruire une nouvelle demande de clause de sauvegarde auprès des autorités européennes. 
En conséquence, si les pouvoirs publics s’entêtaient à s’engager dans de nouvelles procédures juridico- médiatiques pour interdire une nouvelle fois cette culture, cela ne pourrait se justifier que pour des raisons purement politiques sans rapport avec le sujet.

(1)Le Conseil scientifique de l’AFBV, présidé par Georges Pelletier, Directeur de Recherche Emerite de l’ INRA réunit 12 chercheurs reconnus dans le domaine des biotechnologies végétales.

Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr


Communiqué de presse du 30 novembre 2011

Maïs Mon 810 : La décision du Conseil d’Etat est une chance pour l’agriculture française. Le gouvernement doit s’y conformer !

Le Conseil d’Etat a annulé les arrêtés suspendant la culture du maïs OGM Bt Mon 810 par une décision rendue lundi 28 novembre 2011. Le Conseil estime que le Ministère de l’Agriculture n’a pas « apporté la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement ». Ainsi la suspension de la culture du maïs Mon 810 est sans fondement.
Cette décision fait suite à celle de la Cour de Justice de l’Union Européenne du 8 septembre 2011.
Elle devrait ouvrir des perspectives prometteuses pour les agriculteurs français qui pourraient enfin avoir accès à des innovations indispensables à la compétitivité de l’agriculture française.

Hélas, dès lundi, par la voix de deux de ses Ministres, et non des moindres, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, le gouvernement a annoncé son intention de trouver d’autres éléments pour interdire la culture du Mon 810 en France. Ce que le Président de la République a confirmé mardi.
Les responsables politiques refusent donc de se conformer aux avis des instances scientifiques comme juridiques. Les raisons invoquées seraient des risques sur l’environnement mais on voit bien que les éventuelles études seront recherchées pour justifier l’interdiction et non l’inverse.
La vérité est que l’on refuse le Mon 810 parce qu’on le refuse. C’est l’argumentaire d’un enfant buté. En effet il n’existe aucun fait observé, aucun résultat scientifique, aucune expérimentation permettant de mettre en évidence de tels risques.

La conclusion est claire. Le gouvernement veut bien se battre pour la filière nucléaire mais il a décidé de sacrifier les agriculteurs, la filière semencière et l’innovation agronomique française.
Pourquoi un tel aveuglement, une telle abdication ? Pourquoi se priver des conditions de la compétitivité ? On ne peut y voir qu’un calcul électoraliste. C’est bien mal préparer l’avenir de notre pays.
Peut-on encore espérer que les jours qui viennent conduiront à une réflexion plus responsable ?

Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) - 

Communiqué de presse du 9 novembre 2011

L’ AFBV INCITE LES CHERCHEURS EUROPÉENS A S’ ASSOCIER A L’ APPEL DE 41 SCIENTIFIQUES SUÉDOIS POUR CHANGER LA RÈGLEMENTATION EUROPÉENNE SUR LES OGM
L' Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) s'associe aux 400 chercheurs britanniques pour soutenir l'appel récent des 41 scientifiques suédois qui demandent que la réglementation européenne sur les OGM s'appuie sur les connaissances de la science.
Dans ce but l’AFBV lance une pétition pour dénoncer les dérives politiques d'une législation de plus en plus déconnectée des faits scientifiques établis après 15 années de cultures, de recherches et d’expériences sur le terrain.
Cette pétition de l’AFBV a déjà recueillie en France plus de 350 signatures de scientifiques, chercheurs et personnalités préoccupés par l’avenir des biotechnologies végétales en Europe.
L’AFBV demande également aux scientifiques des autres pays de l’Union Européenne de relayer cet appel des chercheurs suédois.

Pour signer la pétition de l'AFBV :
www.ipetitions.com/petition/changerlegislationogm/

Communiqué de presse du 29 septembre 2011

EMPECHER LES ESSAIS AUX CHAMPS CONSTITUE UN MORATOIRE DE FAIT POUR LA RECHERCHE SUR LES PLANTES.

A l’occasion du procès intenté par l’INRA contre les destructeurs de ses recherches sur la vigne, l’ Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) réitère sa demande faite aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités politiques pour permettre l’expérimentation aux champs. Celle-ci est en effet un préalable nécessaire pour valider les résultats de la recherche sur l’amélioration variétale que celle-ci soit issue des biotechnologies végétales ou de méthodes plus conventionnelles.
Pour l’AFBV, interdire l’expérimentation au champ, c’est imposer un moratoire de fait à toute recherche future en faveur de l’amélioration variétale des plantes. Or tout pays agricole a la nécessité permanente de rechercher une amélioration des plantes afin de pouvoir garantir la régularité de la production, voire de l’augmenter, de préserver l’environnement et de fournir des produits de qualité. Les grands pays agricoles qui sont nos concurrents l’ont bien compris puisqu’ils investissent massivement dans l’amélioration génétique des plantes.
En empêchant les chercheurs de travailler, « les faucheurs volontaires », soutenus pas les lobbys anti - sciences, tuent ainsi toute possibilité d’innovation dans les plantes ; ils portent alors gravement atteinte à l’amélioration nécessaire de la compétitivité de l’agriculture française. De cette compétitivité de l’agriculture française dépend pourtant sa capacité à dégager des excédents pour la balance commerciale et à maintenir son potentiel de production et d’emplois sur le territoire.
Pour l’AFBV cette destruction des essais de l’INRA constitue une atteinte inacceptable à la liberté de la recherche des instituts publics qui doivent pouvoir travailler sereinement, indépendamment de toute pression politique ou idéologique.
Contact presse AFBV: Gil Kressmann - Tel: 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse du 11 septembre 2011

AFBV : La Ministre de l’écologie ne doit pas condamner une innovation importante pour l’agriculture française

L’ Association française pour les biotechnologies Végétales (AFBV ) considère comme positive la décision de la Cour de justice européenne qui vient de mettre en cause la procédure utilisée par le gouvernement français pour la suspension de la culture du maïs Bt MON 810.
Si la Ministre de l’écologie venait à prendre une nouvelle clause de sauvegarde, l’AFBV tient à préciser qu’une telle décision ne pourra pas se faire sur les quelques éléments indiqués par la Ministre .
En effet, contrairement à ce qu’affirme la Ministre de l’écologie, les recommandations formulées dans l’avis de l’Anses (en date du 27 janvier 2011) n’invalident pas le traitement statistique utilisé dans le cadre des tests toxicologiques du maïs MON 810. Certes, si l’Anses propose des pistes d’amélioration pour les traitements statistiques, ceux appliqués dans le cas du MON 810 ne sont pas remis en cause et permettent de conclure à l'absence d'effet toxique. Toutes les conclusions des avis précédents des instances d’évaluation française et européenne (AFSSA puis ANSES et EFSA) restent donc valables. En outre, l’AFBV rappelle à la Ministre de l’écologie qu‘une suspension d’autorisation de mise en culture n’est acceptable que si l’OGM visé présente un risque manifeste pour les populations, soit pour sa consommation, soit pour l’environnement. Or, aucun élément scientifique récent ne permet d’établir un tel risque, qui n’est donc pas plus justifié aujourd’hui qu’hier.
L’AFBV rappelle que le maïs MON 810 est cultivé depuis 16 ans dans de nombreux pays, y compris en Europe, sans problème sanitaire ou environnemental scientifiquement prouvé.
Les déclarations de la Ministre sont d’autant plus surprenantes que ce maïs, d’une part, contribue à la réussite du plan Ecophyto 2018 promu par le gouvernement et, d’autre part, améliore la sécurité sanitaire des animaux en réduisant les teneurs en contaminants biologiques (mycotoxines) du maïs.
Les problèmes d’apparition de résistance de la chrysomèle (un coléoptère) évoquée par la Ministre ne concernent pas cet OGM (tolérant à des lépidoptères), et surtout, à l’évidence, ils ne représentent pas un risque sanitaire ou environnemental, mais l’éventualité, non avérée à ce jour, d’un problème agronomique gérable.
Enfin, l’AFBV s’interroge sur le manque de réaction du Ministre de l’agriculture concernant cette alternative biologique performante et très attendue pour lutter, sans insecticides chimiques de synthèse, contre la pyrale et la sésamie, deux insectes ravageurs importants du maïs. Doit-on en déduire que son discours sur le rôle majeur de l’innovation pour l’avenir de l’agriculture ne concerne pas l’amélioration génétique des plantes ?

Communiqué de presse du 31 août 2011

 Une nouvelle destruction de parcelles de tournesol entretient la confusion volontaire

Après Feyzin dans le Rhône le 30 juillet, les « faucheurs volontaires » ont détruit le 28 Août dans la Drôme de nouvelles parcelles de tournesol tolérant certains herbicides, qualifiant ces variétés « d’OGM cachés » ou « d’OGM clandestins ».
L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV ) dénonce cette nouvelle destruction de parcelles expérimentales alors que ces variétés de tournesol ont été obtenues par mutagenèse et non par transgénèse, technique réglementée au niveau européen, conduisant aux plantes génétiquement modifiées (OGM).
L’AFBV dénonce cette confusion volontaire entre la transgénèse et la mutagénèse, deux techniques issues des biotechnologies, mais totalement différentes dans leur principe. L’ AFBV rappelle que la technique de la mutagénèse est pratiquée dans le monde entier depuis plus de cinquante ans pour améliorer les plantes, et les variétés qui en sont issues sont utilisées tant en agriculture conventionnelle qu’en agriculture biologique. Les mutations, spontanées ou provoquées, constituent d’ailleurs une des bases de l’amélioration des plantes.
En critiquant ainsi la technique de la mutagénèse après avoir critiqué celle de la transgénèse, les faucheurs volontaires n’ont ils pas en définitive pour objectif de remettre en cause les méthodes scientifiques de l’amélioration génétique des plantes ?
Pour l’AFBV il est grand temps que les pouvoirs publics prennent une position claire pour soutenir activement les biotechnologies végétales qui constituent une source d’innovations déterminantes pour l’avenir de notre agriculture.

Contact presse AFBV: Gil Kressmann - Tel: 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

ANNEXE : PRECISIONS SCIENTIFIQUES
Le 30 juillet 2011, à Feyzin dans le Rhône, puis le 28 Août dans la Drôme, des "faucheurs volontaires" ont détruit des parcelles de tournesol obtenu par mutagenèse qualifiant ces variétés d’ « OGM cachés » ou d’ « OGM clandestins ».
Peut-on parler d'OGM pour ce type de variétés ? Un OGM est un organisme obtenu par transgénèse, or la transgénèse actuelle n'est pas l'équivalent de la mutagenèse. Il faut pour cela revenir sur les définitions de la transgénèse et de la mutagenèse.
D'une façon générale, la transgénèse correspond à l’addition intentionnelle d'un gène dans le patrimoine génétique d'une espèce. C'est d’ailleurs un phénomène qui s'est produit au cours de l'évolution des organismes vivants et qui se manifeste spontanément. Il peut aussi être maîtrisé par l'homme et c'est la maîtrise de cette technique qui aboutit aux OGM au sens strict. De ce point de vue, la transgénèse est définie comme le transfert d'un gène dans le génome d'une espèce par des moyens artificiels.
Au sens large, la mutagénèse est l'induction de modifications aléatoires dans un génome donné qui peut entraîner de nouveaux caractères : il peut s'agir de changement de place de segments chromosomiques, de perte de petits segments d'ADN, de changements dans la séquence des bases (A,T,G,C) au sein de la molécule d'ADN. Au sens restreint, elle est limitée à ces derniers types de modifications. Le remplacement d'une base par une autre dans la séquence d'ADN peut être obtenue par certains agents chimiques mutagènes appliqués au niveau de graines ou de cellules en culture. Ce type de mutation est analogue aux mutations spontanées à la base de la variation génétique naturelle des espèces. Cette technique a été très utilisée pour améliorer de nombreuses espèces cultivées. Dans le cas des tournesols tolérants à un herbicide (imidazolinone), il s'agit de mutations apparues spontanément dans des cultures de soja traitées avec cet herbicide. Il s'agit donc d'une mutation naturelle.
Conseil Scientifique de l’AFBV

Communiqué de presse du 13 avril 2011

Le nouvel étiquetage projeté pour les filières « sans OGM » est complexe, inutile et coûteux

Le gouvernement souhaite créer un nouvel étiquetage « sans OGM » pour des denrées alimentaires issues de filières qualifiées. Le Haut Conseil des Biotechnologies ( HCB) vient d’ étudier les principales mesures contenues dans le décret en cours de rédaction.
L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) ne voit pas la pertinence d’un tel projet pour les consommateurs :
Il va à l’encontre de la réglementation européenne qui a déjà défini un seuil de présence fortuite (0,9%) et va poser des problèmes de faisabilité ou d’impossibilité technique de détection d’OGM au seuil de 0,1% envisagé.
Il va engendrer des coûts supplémentaires pour un service rendu inexistant et introduit une complexité inutile dans l’étiquetage des denrées alimentaires et dans la gestion des filières sans apporter une information pertinente utile au consommateur.
Pour les produits animaux (viande, lait, œufs), ce nouvel étiquetage n’a aucun sens puisque au cours de la digestion, tout aliment, issu d’OGM ou non, est dégradé et que l’on ne peut donc trouver des traces significatives d’ADN et/ou de protéine spécifiques de l’OGM.
De plus il accrédite l’idée d’une dangerosité des OGM, alors qu’ils sont strictement évalués avant mise sur le marché afin de s’assurer de leur sécurité sanitaire.
L’intérêt de ce nouvel étiquetage du « sans OGM » est donc limité aux filières de production et de transformation et aux marques de distribution qui pourront en tirer un éventuel avantage économique et marketing en surfant sur les peurs entretenues sur les OGM.

Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse 18 janvier 2011

Procès OGM : l'AFBV poursuivra ses efforts d’instauration d’un débat public serein sur les biotechnologies végétales

L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) prend acte de la décision rendue aujourd’hui par 17 ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris à la suite d’une citation délivrée à son encontre ainsi qu’à celle de son Président, le professeur Marc Fellous, par des opposants à l’utilisation des progrès de la connaissance dans les productions végétales.

L’AFBV constate que seul a été considéré comme diffamatoire le fait d’avoir contesté l’indépendance de G. E. Seralini.

L’AFBV poursuivra ses efforts d’instauration d’un débat public serein et sérieux sur les questions de biotechnologies végétales, et déplore que le recours à des moyens judiciaires l’emporte une nouvelle fois sur la conduite, entre scientifiques compétents, d’un débat sur une question qui est décisive pour l’avenir de la recherche sur les biotechnologies végétales dans notre pays et stratégique pour l’avenir de l’agriculture en Europe.

L’AFBV se réserve la possibilité de faire appel du jugement prononcé aujourd’hui.

Communiqué de presse du 22 novembre 2010

UN NOUVEAU « PROCES DES OGM »

L’Association Française des Biotechnologies Végétales attaquée par un opposant

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) est attaquée en justice par M. Gilles-Eric Séralini. Cette attaque fait suite à une lettre adressée par l’AFBV à France 5 et au Conseil supérieur de l’audiovisuel pour protester contre le fait qu’une émission Santé Magazine diffusée sur France 5 en janvier 2010, consacrée aux organismes génétiquement modifiés, avait donné la parole de manière unilatérale aux thèses de M. Séralini, opposées à cette technologie.

M. Séralini a considéré cette démarche comme diffamatoire à son égard, alors que l’AFBV revendiquait seulement une présentation équilibrée des thèses en présence, condition d’une bonne information du public.

L’AFBV déplore que le recours à des moyens judiciaires l’emporte une nouvelle fois sur la conduite, entre scientifiques compétents, d’un débat sur une question qui est décisive pour l’avenir de la recherche sur les biotechnologies végétales dans notre pays et stratégique pour l’avenir de l’agriculture en Europe.

« Ce qui est en jeu », a déclaré le professeur Marc Fellous, président de l’AFBV, « c’est l’équilibre nécessaire au débat scientifique, la qualité de l’expertise contradictoire au service de décisions éclairées et la bonne information du public trop souvent entretenu dans des peurs sans motif. »

La position détaillée de l’AFBV sur ce procès est accessible au public sur son site : www.biotechnologies-vegetales.com

Contact presse : Gil Kressmann : 06 83 46 55 33 - gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse du 11 octobre 2010

 La coexistence entre maïs Bt et maïs conventionnel est non seulement possible mais souhaitable !


Le gouvernement français s'est engagé dans la loi sur les OGM de 2008 à définir les conditions techniques de coexistence entre cultures à base de semences conventionnelles et cultures à base de semences génétiquement modifiées pour laisser à l'agriculteur sa liberté de choix. Mais la sortie des décrets traîne, probablement parce que la coexistence fait peur à certains. L'AFBV dénonce ces retards qui sont de moins en moins justifiés.

L'AFBV  qui préconise aussi cette coexistence est confortée par une récente étude de W.Hutchinson parue le 8 octobre 2010 dans la revue scientifique "Science". Cette étude démontre que, dans cinq Etats américains, les cultures de maïs Bt ont, non seulement fortement limité les populations de pyrales, insectes ravageurs du maïs, mais aussi, et c'est ce qui est nouveau, dans les cultures voisines de maïs conventionnel. Il en est résulté, non seulement des économies d'insecticides et des améliorations de rendement pour les utilisateurs de maïs Bt mais aussi des bénéfices très similaires pour les agriculteurs du voisinage cultivant du maïs conventionnel. Selon l'AFBV, cet effet était attendu mais non encore prouvé. Cet effet est bien connu et opère aussi entre agriculture conventionnelle et agriculture bio, la protection des cultures traditionnelles ayant aussi des effets positifs pour les agriculteurs en mode de production biologique.

L'AFBV souligne que ces résultats sur le maïs Bt vont dans le même sens que des travaux chinois qui montraient que le cotonnier Bt réduisait les populations de noctuelles également sur les cultures voisines (arachide, soja, cultures maraîchères). C'est aussi le cas bien connu de la papaye OGM résistante au ringspot virus à Hawaï qui a aussi bénéficié à la papaye conventionnelle et permis de relancer cette culture.

Selon l'AFBV, tous ces résultats d'études légitiment l'organisation sereine de la coexistence entre les maïs Bt et les maïs conventionnels. L'AFBV préconise cependant de bien respecter les procédures de biovigilance et en particulier les zones refuges pour limiter les risques d'apparition de résistance à la protéine Bt.

Selon l'AFBV, l'avenir est à l'agro-diversité, c'est-à-dire à la cohabitation organisée des différents systèmes de culture.

Communiqué de presse 23 septembre 2010

Les propositions de la Commission européenne : une victoire de l'idéologie sur les approches scientifiques

 

 

L'AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales) prend acte des propositions de la Commission européenne accordant aux Etats membres la liberté d'autoriser, de restreindre ou d'interdire la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) sur la totalité ou une partie de leur territoire. L'AFBV n'y est pas opposée par principe, mais constate que ces mesures conduiront à rendre plus difficile la coexistence des cultures génétiquement modifiées avec les cultures conventionnelles et/ou biologiques.  

 

La mise en oeuvre de la proposition de la Commission marquerait la fin du marché unique européen avec des répercussions fortes sur l'ensemble du marché de la semence et du grain, entraînant des règles de coexistence multiples, associées à des seuils de présence fortuite déclinés nationalement ou régionalement et une insécurité forte pour les opérateurs face à des marchés fragmentés. D'un côté, il restera ainsi "quelques droits à produire" dans quelques Etats très isolés, favorables aux OGM, afin que les biotechnologies vertes ne disparaissent pas complètement de l'espace européen. De l'autre côté, les interdictions sans aucune base scientifique des pays comme la France, l'Italie, l'Autriche, la Grèce et la Hongrie seront acceptables. Selon l'AFBV, la compétition économique internationale dévoilera rapidement qui seront les gagnants et qui seront les perdants dans ces nouvelles règles du jeu.    

En définitive, les Etats membres qui, jusqu'à présent, devaient justifier leur demande d'interdiction sur des bases scientifiques, pourront dorénavant invoquer des "motifs autres que ceux fondés sur une évaluation scientifique des risques pour la santé et l'environnemenr". Selon l'AFBV, l'évaluation des bénéfices/risques des OGM ne relèvera donc plus que du seul rapport de force politique et idéologique national ou local ! Elle décrédibilise également le travail scientifique d'évaluation que conduit l'EFSA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments).

Les propositions de la Commission européenne consacrent ainsi la victoire de l'idéologie et de la politique sur les approches scientifiques qui ont prévalu jusqu'à présent dans la règlementation européenne.

L'AFBV regrette vivement cette marginalisation de la science européenne et cette politisation du débat sur les biotechnologies vertes comme sur d'autres domaines de la science, dont une application idéologique du principe de précaution sert de levier. Il ne pourra en résulter qu'une démotivation supplémentaire de la communauté scientifique qui sera fort préjudiciable pour l'avenir économique et politique de l'UE.   

Communiqué de presse 21 avril 2010
L'AFBV demande au gouvernement d'autoriser l'INRA à poursuivre ses essais sur une vigne OGM
 
L’AFBV se félicite que le HCB se soit prononcé positivement pour que l’INRA poursuive à Colmar sa recherche sur un porte-greffe modifié par transgénèse pour protéger la vigne contre le court-noué. Les résultats de cette expérimentation sont en effet importants pour la viticulture française puisqu’ il n’existe à ce jour aucun traitement contre cette maladie virale de la vigne.

L’AFBV souligne que c’est la première fois que le HCB, à travers les avis et recommandations de son Comité scientifique et de son Comité Economique, éthique et social (CEES), parle d’une seule voix en émettant un avis cohérent. Cette réaction de sagesse du HCB tranche avec ses positions antérieures. Elle doit inciter le Gouvernement à autoriser la poursuite de cette expérimentation.

L’AFBV alerte cependant le Ministre de l’Agriculture et le Ministre de l’Environnement sur l’impérieuse nécessité que cette autorisation soit actée au plus vite, dés la fin de la période de consultation du public, c’est à dire au début du mois de Mai 2010. En effet, à la suite des actes de vandalisme de Septembre 2009, cette vigne doit impérativement être greffée à nouveau cette année et cela avant fin Mai 2010 pour que l’expérimentation puisse se poursuivre. Tout report de la décision gouvernementale au delà de cette date obligerait l’INRA à repartir de zéro et condamnerait de fait cette recherche.
 
L’AFBV souligne que l’arrêt de cette expérimentation entraînerait alors une perte de connaissances de notre recherche publique qui profiterait à nos concurrents étrangers alors que le marché de la viticulture est de plus en plus mondial.
 
L’AFBV note que les modalités de mise en place de cet essai (nombreux débats préalables, mesures de précaution et de protection pléthoriques entrainant des coûts extrêmement élevés) sont exceptionnelles et ne peuvent servir de référence à toute expérimentation sur des plantes génétiquement modifiées.
 
Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse, 10 Février 2010

L’AFBV interpelle le Président de la République sur
 l'avenir des biotechnologies végétales en France

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), présidée par le Professeur Marc Fellous, interpelle le Président de la République sur l’avenir des biotechnologies vertes en France dans une lettre ouverte écrite à l’occasion du prochain Salon de l'Agriculture dont le thème principal est consacré à la recherche et l’innovation en agriculture.
 
Alors que la France figurait il y a 20 ans parmi les pays les plus en pointe dans le domaine des biotechnologies végétales, grâce notamment à des associations exemplaires entre la recherche publique et privée, l’AFBV constate que, depuis le moratoire de fait sur les OGM en Juin 1999, la France régresse à grande vitesse et a perdu son rang. L’AFBV déplore que les responsables politiques de notre pays aient, avec constance, refusé de créer les conditions du développement des biotechnologies vertes et notamment leurs applications agricoles dans le domaine de l’amélioration génétique des plantes. L’AFBV déplore que la France soit ainsi en train de perdre une expertise reconnue dans le monde entier, alors que tous les grands pays agricoles investissent de manière massive dans les biotechnologies végétales qui ont fait preuve de tout leur intérêt pour l’avenir d’une agriculture durable, au nord comme au sud.
 
L’AFBV est convaincue que les biotechnologies vertes peuvent contribuer au redressement de la compétitivité de notre agriculture en pleine crise. C’est pourquoi l’AFBV demande au Président de la République, à l’occasion du prochain Salon de l’Agriculture, de donner un signal fort au monde agricole pour débloquer une situation alarmante pour notre Recherche Agronomique et pour la place de notre agriculture dans le monde. Pour l’AFBV, il s’agit aussi de faire profiter notre pays des nombreuses retombées positives des biotechnologies vertes en terme d’emplois et de valeur ajoutée pour notre économie.
Ce signal fort pourrait prendre la forme de l’annonce d’un livre blanc sur l’avenir des biotechnologies vertes dans notre pays et dans le monde.
 
Contact presse AFBV : Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33 gil.kressmann@wanadoo.fr

Communiqué de presse, 10 mars 2010
Nouvelles autorisations d'OGM : un encouragement pour préserver la recherche en Europe
 
L’AFBV (Association Française pour les Biotechnologies Végétales) considère la décision de la Commission européenne d’autoriser 4 nouvelles plantes génétiquement modifiées (trois maïs et une pomme de terre) comme un message fort pour sauvegarder en Europe la recherche sur les biotechnologies vertes alors que celle-ci est découragée par la succession des moratoires et tergiversations. Elle regrette qu’il ait fallu attendre 13 ans pour autoriser la culture de la pomme de terre Amflora qui arrive maintenant sur le marché avec une technologie évidemment un peu ancienne.

 La contribution de la recherche dans les biotechnologies vertes, à condition que ses innovations ne soient pas systématiquement retardées, est en effet importante pour l’avenir de l’agriculture si l’Europe aspire à une indépendance alimentaire et technologique et à une agriculture compétitive qui préserve l’environnement.

L’AFBV attend un signe similaire en faveur de la recherche française sur les biotechnologies vertes de la part du Président de la République à qui elle vient d’adresser une lettre ouverte pour l’alerter sur les risques de délocalisation et de perte d’expertise de la recherche française qui demeure, mais pour combien de temps encore, une des plus avancées dans le monde.

L’AFBV s’interroge sur la prise de position critique de Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’Ecologie,  à propos de la décision de la Commission européenne d’autoriser la pomme de terre Amflora. En dénonçant cette décision courageuse de la Commission, Mme Jouanno remet en cause aussi l’expertise de ses propres instances. Cette décision de la Commission européenne s’appuie en effet sur l’expertise de l’AESA (UE), dont les conclusions vont dans le même sens que celles déjà émises en 2005 par l’AFSSA (France) et par la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire) consultée en 2004 par les pouvoirs publics. Or, entre 2005 et 2010, aucun évènement scientifique nouveau n’est intervenu pouvant justifier le changement de la position française, sinon une nouvelle pression politique des organisations militantes anti-OGM.
 
Par ailleurs, l’AFBV souligne que la plupart des autres pays européens qui ont mis en place des procédures et des structures d’expertise équivalentes à la France se sont également prononcés favorablement dans le passé pour l’autorisation de la commercialisation de cette pomme de terre , y compris l’Allemagne.

L’AFBV dénonce la suspicion récurrente, démagogique et humiliante par des responsables politiques, de l’intégrité des scientifiques des différentes autorités françaises et européennes lorsque leurs conclusions ne coïncident pas avec les thèses de certains lobbys écologistes ou d’intérêts politiques. A la veille d’une consultation du HCB, cette perte de confiance affichée de Mme Jouanno dans la compétence et l’intégrité de nos chercheurs n’est pas de bonne augure.

Par ailleurs, les scientifiques de l’AFBV maintiennent les conclusions de l’AFSSA et de l’AESA, à savoir que les risques du gène de résistance à un antibiotique de cette pomme de terre réservée à des usages industriels, sont négligeables pour l’environnement. De plus la bactérie  dont est issu le gène NPTII  résistant à un antibiotique et présent dans la pomme de terre Amflora  est déjà largement présente dans la nature et dans le corps humain sans avoir démontré un danger quelconque pour la santé.

L’ AFBV s’étonne que les avantages concrets dont bénéficie cette pomme de terre et susceptibles d’intéresser les industriels (papeterie, textiles, chimie…) ne soient que rarement évoqués. Cette nouvelle pomme de terre Amflora permet pourtant d’obtenir 99 % d'amylopectine au lieu de 85 % dans le cas des pommes de terre actuellement sur le marché. Elle diminue ainsi les coûts d’extraction et améliore la compétitivité industrielle de l’amidon issu de cette plante. Elle valorise ainsi une biomasse destinée à des usages industriels, l’une des priorités du gouvernement. Cette innovation est écologiquement positive et s’inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles d’ économie d’énergie et de CO2 sur le plan industriel.

Contact presse AFBV :  Gil Kressmann - Tel : 06 83 46 55 33    gil.kressmann@wanadoo.fr


Communiqué de presse du 13 avril 2010
77% des Européens favorables à l'utilisation des biotechnologies par les agriculteurs
 
L’Eurobaromètre qui sonde régulièrement l’opinion des européens vient de dévoiler que les biotechnologies sont très largement acceptées en Europe. A la question « Etes vous d’accord avec l’idée que l’Europe devrait encourager les agriculteurs à tirer profit des progrès des biotechnologies ? », 77 % des européens donnent une réponse positive. Pour la France , 76 % des sondés répondent positivement. L’ AFBV se félicite des résultats de ce sondage qui révèle une opinion publique beaucoup plus ouverte aux progrès des biotechnologies qu’on ne pourrait le croire compte tenu des campagnes de désinformation de certains lobbys.
 
Selon l’AFBV les résultats de ce sondage sont d’autant plus encourageants que plus on est jeune, plus on a fait des études longues et plus on est favorable aux biotechnologies. Cette image positive devrait encourager les pouvoirs publics français à développer la recherche dans les biotechnologies végétales , comme l’a demandé l’AFBV dans une lettre ouverte au Président de la République.
 
Reste à convaincre les citoyens que les OGM, une des applications de ces biotechnologies, peuvent apporter, eux aussi, des solutions intéressantes pour développer une agriculture compétitive et de qualité, source de revenus pour les agriculteurs et qui respecte mieux l’environnement. L’AFBV s’y attelle avec l’appui des très nombreux scientifiques et représentants de la société civile qui la soutiennent.
 
Contact presse AFBV : Gil Kressmann Tel :06 83 46 55 33
 
gil.kressmann@wanadoo.fr
Communiqué de presse du 16 juin 2010
L'AFBV déplore la marginalisation du Comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB)
 
L’ Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) constate, qu’ après un an de fonctionnement, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) chargé d’éclairer le gouvernement sur les biotechnologies vertes ne peut pas remplir ses missions correctement sur les plantes génétiquement modifiées ( PGM) qui lui sont soumises pour examen . Ses modalités de fonctionnement ont créé souvent plus de confusions que d’éclaircissements utiles à la prise de décision.

L’avis du Comité scientifique et la recommandation du CEES, loin de se compléter, sont souvent contradictoires, des membres du CEES n’hésitant pas à prendre des positions idéologiques, y compris sur des aspects scientifiques et techniques pour lesquels ils ne sont pas appelés à se prononcer.
 
De plus, par la médiatisation qui est faite des avis et recommandations du HCB au travers des communiqués de presse du HCB ou des communications des Ministres concernés, il apparaît que ce sont plutôt les recommandations du CEES qui l’emportent sur l’avis du Comité scientifique.
Le Comite scientifique apparaît alors comme discrédité par les autorités de tutelle malgré le sérieux de son travail.
 
L’AFBV s’interroge sur le fait qu’ une seule demande d’essai en plein champ, en fait une prolongation d’essai, ait été déposée, ce qui ne peut qu’accentuer les retards de notre pays dans le développement des biotechnologies vertes. De ce fait la France est à la traîne pour les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiées.
Le manque de clarté des règles administratives et d’évaluation socio-économiques des dossiers n’en est-il  pas la cause ?
 
L’AFBV se pose des questions sur l’utilisation des avis et recommandations du HCB par le gouvernement sur les plantes génétiquement modifiées, puisqu’ à ce jour, il n’en est résulté aucune décision. Le gouvernement ne communique pas non plus les conclusions qu’il en tire ni ce qu’il transmet à Bruxelles.
 
Dans ces conditions de blocage de toute avancée sur les plantes génétiquement modifiées ( PGM), la liberté de produire avec ou sans PGM sera-t’-elle assurée par le HCB, comme la loi l’avait  pourtant promis? Et  le soutien officiel des biotechnologies vertes par le gouvernement n’est-il pas devenu un  leurre alors que les biotechnologies se développent partout dans le monde ?


Communiqué de presse AFBV 28 juillet 2010

Fauchage de tournesols innovants : l'AFBV dénonce une nouvelle atteinte à la recherche

L'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) dénonce l'attitude des "faucheurs volontaires" qui, le 24 juillet dernier, en Indre-et-Loire, ont détruit des parcelles expérimentales de tournesol ayant acquis, par mutagénèse, une tolérance à un un herbicide. Privés d'OGM qu'ils ont contribué à bouter hors de France, les "faucheurs volontaires" porsuivent maintenant leurs exactions sur d'autres plantes améliorées, elles aussi, grâce aux biotechnologies végétales.

L'AFBV rappelle que ces variétés végétales créées en utilisant la mutagénèse ne sont pas des OGM. Un OGM est un organisme obtenu par transgénèse qui, scientifiquement et règlementairement, est différent d'une variété créée avec l'aide de la mutagénèse. Pour aider à la compréhension de ces différentes technologies par le public, l'AFBV met en ligne sur son site une fiche complète d'informations (www.biotechnologies-vegetales.com)

L'AFBV rappelle que la mutagénèse génique est une technique adoptée par les semenciers et reconnue par toutes les instances internationales depuis plusieurs dizaines d'années. Cette technique d'amélioration des plantes a ainsi fait le succès de milliers de variétés couramment utilisées en agriculture conventionnelle comme en agriculture biologique.

L'AFBV exprime à nouveau sa grande inquiétude face aux agissements illicites d'une minorité de militants qui s'opposent systématiquement aux indispensables progrès en amélioration génétique des plantes. Dans ce domaine plus que jamais déterminant pour l'avenir de notre agriculture, l'AFBV attend toujours un signal fort des pouvoirs publics en faveur de la recherche dans les biotechnologies vertes, source essentielle d'innovations agricoles .

Communiqué de presse commun AFIS-AFBV du 16 août 2010

 
Plus de 10 ans de sabotages de la recherche publique en biotechnologies !

Ne laissons plus saccager les travaux des chercheurs français !


Le samedi 5 juin 1999 sur le coup de 13 heures, un commando conduit par Joseph dit « José » Bové cisaillait le grillage de clôture du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) à La Valette, près de Montpellier puis, devant les caméras de M6 et de FR3, saccageait une serre de confinement dans laquelle étaient conduits un projet européen de recherche sur les gènes du riz et une étude internationale sur la résistance du riz aux insectes. Ces travaux sur du riz génétiquement modifié conçu pour permettre un jour aux agriculteurs du tiers-monde de faire l’économie d’insecticides étaient menés exclusivement sur fonds publics. José Bové était condamné à 6 mois de prison ferme. Le tribunal, dans les motivations de son jugement du 15 mars 2001 notait que « les prévenus persistent à légitimer l’action qui leur est reprochée par un discours infondé et ne manifestent pas l’intention de recourir à tous autres moyens d’expression ».

Le dimanche 15 août 2010 sur le coup 5 heures du matin une bande organisée d’une soixantaine de « faucheurs volontaires » venus de toute la France s’est introduite dans l’unité de Colmar de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) et y a saccagé 70 pieds de vigne transgénique avant d’avertir la presse et de déclarer sans rire : « Nous avons agi dans la non-violence ». Ces recherches, engagées depuis 2005, avaient déjà subi un acte de vandalisme dans la nuit du 5 septembre 2009 ; destinées à lutter contre la maladie du court-noué qui menace le vignoble français elles avaient été reprises au printemps 2010 suite à l’avis favorable du Haut Conseil des Biotechnologies et l’autorisation des ministères de tutelle. L’auteur des destructions du 5 septembre 2009 a été reconnu coupable de « destructions de biens destinés à l’utilité publique », un délit passible de trois ans et demi de prison et 45.000 euros d’amende. Il a été condamné à… 2.000 euros d’amende et…. un euro symbolique de dommages et intérêt !

Ce ne sont pas des cas isolés.

En dix ans plus de 70 actes de vandalisme ont été perpétrés contre la recherche publique sur les plantes génétiquement modifiées en Allemagne, au Royaume-Uni, en France et en Suisse. Bon nombre de ces programmes de recherche consistaient en des essais au champ destinés à évaluer la sécurité sanitaire et environnementale des OGM. Les conditions de réalisation de tous ces essais avaient recueilli un avis favorable des instances scientifiques chargées d’évaluer les risques et les autorisations des autorités publiques concernées. Dans certains cas ces destructions ont été accompagnées par d’autres dommages à des biens, des menaces ou des violences contre des personnes.

Contrairement au discours officiel répété à l’envi suivant lequel « nous sommes pour la recherche mais contre les OGM commercialisés » les destructeurs volontaires traquent sans relâche tous les plans de recherche tant publique que privée. C’est ainsi qu’à la suite d’un énième saccage en bande organisée, le 2 juillet 2008, José Bové félicitait encore publiquement « les faucheurs qui ont été capables de neutraliser quatre parcelles d’essais » et ajoutait : « Il reste quelques essais à travers le territoire. On va s’en occuper, le travail devrait être fait ».

L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) et l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), ensemble, entendent placer chacun devant ses responsabilités :

En détruisant des parcelles expérimentales de la recherche publique et intégralement financées sur fonds publics, et en appelant à traquer les essais où qu’ils se trouvent, les « faucheurs volontaires » et leurs amis confirment année après année que c’est bien la science et la technologie qui sont les cibles de leurs actions, et que leur discours « oui à la recherche » relève bel et bien de l’hypocrisie. Les porte-paroles des organisations dites environnementalistes et des mouvements politiques qui les soutiennent ou les animent se font remarquer par un silence assourdissant dès qu’il s’agit de la recherche publique en biotechnologies végétales.

Du côté gouvernemental, l’intention mise en avant en 2008 de « soutenir les chercheurs du domaine des biotechnologies végétales et de l’agronomie » (Source : communiqué Valérie Pécresse 18 janvier 2008) se heurte une fois de plus à la réalité du terrain : engluées dans des compromis politiques, les autorités publiques ne parviennent pas à rendre intelligible une politique de développement scientifique et technologique en matière de biotechnologies végétales.

L’Association Française pour l’Information Scientifique et l’Association Française des Biotechnologies Végétales, quant à elles

- réitèrent leur aspiration au développement d’un progrès maîtrisé et partagé, seul à même de garantir la liberté de choix à laquelle agriculteurs et consommateurs ont pleinement droit ;

- condamnent ces actes de destruction qui empêchent la progression du savoir et occultent tout débat serein sur les plantes génétiquement modifiées ;

- partagent l’exaspération et la colère des chercheurs, ingénieurs, techniciens et agriculteurs pris au piège entre une hypocrisie et une incurie qui n’ont que trop duré ;

- exigent des autorités publiques qu’elles mettent en œuvre les mesures appropriées pour la conduite sécurisée des essais qui ont été autorisés par les agences gouvernementales qualifiées.


pour l’Association Française des Biotechnologies Végétales, le Président, Marc Fellous
pour l’Association Française pour l’Information Scientifique, le Président, Michel Naud


Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS)
14, rue de l’école polytechnique, 75005 Paris

L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) regroupe des adhérents de toute origine et toute formation.
Elle est indépendante de tout intérêt privé et son orientation est définie par ses seuls adhérents.
Son premier objectif est d’informer sur l’avancement des sciences et des techniques en éclairant les choix de société.
Le second est de mettre en garde contre les fausses sciences et l’exploitation de la crédulité.
Le troisième enfin réside dans la défense et la promotion de l’esprit scientifique.

Communiqué de presse, Paris, le 28 décembre 2009
AFBV : le maïs MON 810 devrait à nouveau être autorisé

 
Suite à la consultation du HCB par les pouvoirs publics sur le renouvellement de l’autorisation de  culture, importation et transformation du maïs Bt MON 810, maïs résistant à deux insectes ravageurs, la pyrale et la sésamie, l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) constate que le Comité scientifique du HCB confirme globalement l’innocuité du maïs MON 810 sur les plans sanitaires et environnementaux. Cet avis est conforme au diagnostic de toutes les instances d’évaluation officielles françaises, européennes ou internationales. L’AFBV se félicite  que le Comité économique, éthique et social ( CEES) du HCB reconnaisse aussi les nombreux avantages économiques, sociaux et environnementaux du MON 810 largement constatés par les agriculteurs de tous les continents. Elle regrette cependant, au retour de Copenhague, que la réduction des émissions de CO2 que permettent ces variétés n’ait pas été soulignée.L’AFBV déplore par contre que le CEES du HCB ait mis en avant pour le MON 810 des inconvénients tout à fait hypothétiques, souvent inconsistants et avancés  sur la base de raisonnements purement intellectuels, voire politiques. Dans ces conditions l’AFBV considère que les bénéfices concrets du MON 810 et validés par le HCB l’emportent largement sur les quelques inconvénients non factuels avancés, le risque zéro n’existant pas dans les maïs OGM comme dans bien d’autres domaines.

L’AFBV souhaite donc que les pouvoirs publics autorisent la culture du maïs MON 810 en mettant en œuvre toutes les décisions nécessaires pour permettre  une cohabitation entre les filières OGM et les filières non OGM, garantissant ainsi cette liberté de choix du producteur et du consommateur inscrite dans la réglementation européenne, à travers notamment la traçabilité et l’étiquetage. Cette autorisation serait cohérente avec les conclusions du Grenelle de l’Environnement qui souhaite trouver des alternatives  à la  protection chimique des plantes et avec celles de la Commission Juppé-Rocard sur la nécessité d’ investir dans les biotechnologies vertes. Au moment où notre agriculture  doit  relever les défis d’une agriculture durable, il faut laisser à nos agriculteurs la possibilité de choisir des variétés innovantes et performantes issues des derniers progrès en amélioration génétique des plantes.

Les trois ministres concernés (Agriculture, Recherche et Ecologie) vont donc porter une lourde responsabilité dans la décision qui sera prise sur le MON 810. De leur choix dépendra en effet en partie l’avenir de l’innovation et de la poursuite du progrès scientifique au profit l’agriculture française.

Contact presse AFBV : Gil Kressmann Tel : 06 83 46 55 33  
gil.kressmann@wanadoo.fr



 
Communiqué de presse, Paris le 17 Novembre 2009
Filière alimentaire sans OGM : les propositions du HCB sur la filière sans OGM seraient coûteuses, inutiles et démagogiques selon l'AFBV 

 
A la demande du Gouvernement, le Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut Conseil des Biotechnologies ( HCB) vient de recommander la création d'une filière alimentaire « sans OGM ». Selon cette recommandation un produit pourrait être mentionné sans OGM à condition de contenir moins de 0,1% d’ADN « transgénique » alors que le seuil accepté dans tous les pays de l’Union européenne est  de 0,9%.
 
L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) informe que ce nouveau seuil  proposé pour qualifier une filière sans OGM n’apporterait rien de plus au consommateur en terme de sécurité alimentaire mais beaucoup de problèmes aux acteurs des filières agricoles et alimentaires ainsi que le risque de désaccords européens.
 
Des propositions démagogiques  et trompeuses

 L’AFBV rappelle que ce seuil (0,9% ou 0,1%) ne signifie en aucune façon un indicateur de mesure d’un risque sanitaire quelconque pour les denrées agricoles et alimentaires. Il permet simplement de garantir la liberté de choix de l’agriculteur et du consommateur.

Ce nouveau seuil de 0,1 % pour désigner une denrée agricole et alimentaire « sans OGM » , près de 10 fois plus faible  que celui actuel de 0,9 %, déjà particulièrement bas(*), (et  qui a  fait  l’objet d’un consensus entre toutes les parties prenantes au niveau européen)  serait difficilement mesurable de manière fiable en contrôle de routine. Les mesures de ce seuil seraient donc contestables  et probablement contestées avec toutes les conséquences juridiques et médiatiques qui pourraient en résulter.
 
Les propositions du HCB  seraient trompeuses aussi pour ce qui concerne les produits issus de l’élevage (lait, viande, fromage, œufs) alors que l’on sait que l’ADN provenant des plantes consommées par les animaux (génétiquement modifiées ou pas) ne peut généralement pas être retrouvé au niveau des produits animaux.

Des propositions coûteuses

En outre, si au final ce seuil de 0,1 % voyait le jour, il entraînerait de nouvelles contraintes pour les agriculteurs   et  une complexification importante des techniques de détection des OGM avec comme conséquence une augmentation bien inutile du coût de production des filières sans OGM. Ce supplément de coût évoqué dans l’avis du HCB devrait nécessairement être payé par le consommateur alors qu’il n’en tirerait aucun avantage particulier.

En définitive ce nouveau seuil constituerait un obstacle supplémentaire pour le développement en France des plantes génétiquement modifiées issues des biotechnologies végétales en interdisant, de fait, la coexistence entre les cultures de variétés OGM et les cultures sans OGM pourtant prévue par la loi.
Les plantes génétiquement modifiées font pourtant l’objet d’investissements massifs dans tous les grands pays agricoles  parce qu’elles permettent d’envisager des solutions d’avenir pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, des engrais et de l’eau nécessaires pour les cultures.
 
C’est pour cette raison que l’AFBV a demandé récemment à ce que les investissements dans les biotechnologies vertes soient retenus dans les priorités du grand emprunt national.

(*)  Un seuil de 0,9 % signifie que la quantité d’ADN du transgène représente une valeur de l’ordre de un dix millionième ( 1/10 000 000 ) de l’ADN total de la plante !

Contact presse AFBV 
Gil Kressmann : Tel 06 83 46 55 33

Communiqué de presse, Paris le 21 Octobre 2009

L’AFBV propose que les biotechnologies végétales soient retenues par la Commission Juppé - Rocard


L’Association Française des Biotechnologies Végétales ( AFBV), présidée par Marc Fellous, Professeur de génétique humaine, et parrainée notamment par Axel Kahn, fait entendre sa voix dans le grand débat sur les finalités du grand emprunt qui doit être lancé pour financer des investissements porteurs pour la croissance économique de notre pays.


Alors que l’on redécouvre l’intérêt stratégique de l’agriculture, celle-ci est  confrontée dans notre pays à un inquiétant problème de baisse de compétitivité, à la nécessité de trouver des alternatives à la protection chimique des cultures et à une contribution énergétique encore insuffisante.

L’AFBV est  convaincue que  les biotechnologies végétales peuvent apporter une contribution essentielle à la croissance verte compte tenu de ses impacts  considérables dans les domaines de l’agriculture, l’énergie, la santé et l’environnement.

 Mais alors que les biotechnologies vertes font l’objet d’investissements massifs dans la plupart des grands pays agricoles et sont sources d’innovations multiples et porteuses de progrès, l’AFBV constate que la France s’est  isolée en perdant en quelques années la place privilégiée qu’elle avait su conquérir grâce à la qualité de ses chercheurs et ses facultés d’innovation.

L’AFBV estime que l’inscription de crédits de recherche sur les biotechnologies vertes dans ce grand  emprunt national marquerait un signe fort  sur les ambitions de la France de  demeurer parmi les grands pays agricoles qui ont fait le choix de ces technologies innovantes dans le domaine du vivant.

 L’AFBV souhaite donc que la France  reprenne l’initiative en faveur du développement des biotechnologies vertes  qui devient un enjeu  majeur de la recherche française  pour permettre à une agriculture durable de se développer. Elle a donc demandé  à la commission Juppé - Rocard  d’inscrire les biotechnologies vertes dans ses priorités.

Contact presse AFBV: Gil Kressmann: 06 83 46 55 33

 
 

Vrai ou faux
Question:
Suicides à cause des OGM ?
Réponse:

L’introduction du cotonnier Bt et le suicide des agriculteurs en Inde : Vérité ou rumeur ? Il a été montré que l’usage du cotonnier Bt n’est ni une condition nécessaire ni une condition suffisante pour le suicide des agriculteurs en Inde, qui est une réalité.


Le problème des suicides existait avant l'utilisation d'OGM. C'est un problème de réforme agraire. Dans certaines régions, les paysans sont acculés à des paiements de fermage et des prêts usuriers qui mènent à la faillite. Lire l’interview de Guillaume Gruère chercheur associé à l’International Food Policy Research Institute n° 286, juillet-septembre 2009.

L’article original : IFPRI Discussion Paper 00808, October 2008 Bt Cotton and Farmer Suicides in India. Reviewing the Evidence. Guillaume P. Gruère, Purvi Mehta­Bhatt, Debdatta Sengupta.

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