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Marc Mennessier Le seuil de 0,1% revient à interdire, de facto, la culture de plantes transgéniques en France. Faire coexister des plantes non génétiquement modifiées avec des variétés qui l'ont été est «possible», selon le Haut Conseil des biotechnologies (HCB), qui publiait mardi son avis sur cette question polémique. Mais sous réserve de se plier à des règles qui peuvent s'avérer drastiques et empêcher, de facto, la culture de plantes génétiquement modifiées sur de larges portions du territoire. Dans son rapport, publié en début de mois sur le blog du biologiste Marcel Kuntz, le comité scientifique du HCB juge, en effet, «possible de respecter» le seuil européen de 0,9% d'OGM dans une production conventionnelle (au-delà le produit doit être étiqueté comme contenant des OGM), moyennant le respect d'un certain nombre de règles de coexistence qui «ne diffèrent pas ou peu des conditions actuelles de production». Tollé chez les militants anti-OGM
Royaume-Uni : conservateurs et travaillistes renouvellent leur soutien aux cultures GM Auteur: Juliette Jowit Des dirigeants des deux principaux partis politiques du Royaume-Uni – les conservateurs et les travaillistes – ont déclaré mercredi que la technologie de la modification génétique (GM) peut aider à satisfaire la demande alimentaire mondiale de plus en plus grande. Prenant la parole à la Farming Conférence annuelle d’Oxford, le ministre de l’Agriculture Jim Paice du Parti conservateur a déclaré que les avantages promis des variétés GM – notamment la réduction des besoins d’engrais azoté, de pesticides et d’eau – ne pouvaient être ignorés. « La manipulation génétique n’est pas la solution pour tout, mais dans un avenir proche, nous aurons du blé fixateur d’azote – si ça ne va pas être une évolution majeure, je ne sais pas ce que c’est », a commenté Paice. Le Royaume-Uni voudrait que l’UE accepte de lever les restrictions aux essais en champ et à la vente de produits GM, pour qu’il puisse, ainsi que d’autres pays, « faire ses propres choses » et aussi « utiliser cette technologie le cas échéant », a indiqué Paice. Toutefois, a-t-il ajouté, « pour l’industrie et les consommateurs, une grosse difficulté consistera à savoir s’ils sont prêts à faire bon accueil [aux produits GM] pour les gains environnementaux majeurs qu’ils offrent, sans tenir compte des préoccupations que suscitent les manipulations génétiques chez les gens ». Les supermarchés devraient jouer un plus grand rôle de leadership, a soutenu Paice, puisque, « Quel que soit ce que dit le gouvernement à propos des produits GM, le public ne le croira jamais – mais paradoxalement, il croit fermement que tout ce qui est sur un rayon de supermarché est propre à la consommation ». Dans son discours à la conférence, Mary Creagh, membre du shadow cabinet travailliste chargée de l’Environnement, a appelé les scientifiques à mieux expliquer les avantages des produits GM. Elle a déclaré au Guardian : « Nous devons garder un esprit ouvert sur cette question. Je ne pense pas que nous devrions ignorer le rôle que devrait jouer la science pour relever les défis environnementaux ». Pour aider à calmer les préoccupations publiques suscitées par le fait qu’une poignée de grandes entreprises contrôlent de nouvelles variétés de cultures importantes, il devrait y avoir, selon Creagh, plus de financement public et privé commun pour la recherche, en particulier à l’échelle européenne. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous :
La France persiste à refuser les OGM, mais le gouvernement manque d'éléments scientifiques pour décréter un moratoire. Marc Mennessier 30/11/2011
La betterave française défie la canne brésilienne Laurence Girard 7/12/2011 La semence OGM s'invite dans la course à la productivité
03/10/2011 Comment le débat sur les OGM freine la recherche en Europe "La situation des biotechnologies végétales françaises est très inquiétante. » Marc Fellous, le président de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV),ne cache pas son désarroi. «La France et l'Europe,qui étaientà la pointe du progrès dans les années 1970, se trouvent aujourd'hui en situation totale de retrait, voire d'opposition avec les plus récents progrès de cette technologie.» Affrontements stériles
Axel Kahn : "OGM : ni partisan, ni opposant " (20 octobre 2010)
Question : Votre conférence portera sur la maîtrise du vivant. Quelles questions cela recouvre-t-il ? Le développement de toutes les méthodes permet, non seulement de connaître le mécanisme de fonctionnement des cellules vivantes, mais aussi de les reprogrammer. De piloter le vivant dans son ensemble, de l'utiliser à des desseins nouveaux. Ce sont donc toutes les biotechnologies qui utilisent les méthodes modernes du génie génétique. J'y ajouterai d'autres aspects qui ne sont pas vraiment de la génétique et qui ont trait aux cellules souches, à la médecine régénératrice, au clonage. Autant de techniques qui partent de la connaissance que l'on a des mécanismes du vivant pour le contrôler et l' utiliser selon les desseins des chercheurs. Question : Quelles ont été les avancées, ces dernières années, en matière de génétique ? Cela a commencé par le génie génétique (1972), c'est-à-dire par la possibilité de reprogrammer une cellule vivante par transfert de gènes. Aujourd'hui, cette méthode est massivement utilisée : beaucoup de médicaments sont produits de cette manière. Il s'agit aussi de l'amélioration des plantes par transfert de gènes, c'est-à-dire de la création de plantes transgéniques qui continuent d'être l'objet de débats passionnés et polémiques. Question : Quel est votre point de vue sur les OGM ? Je ne suis ni un partisan ni un opposant à cette méthode. Elle ne m'effraie pas. Les OGM, en tant que biologiste moléculaire, je vis avec, j'en fabrique. Dans tous les laboratoires, on pratique le transfert de gènes. Une technique banale. La méthode peut être intéressante pour faire apparaître de nouvelles variétés végétales mieux adaptées aux conditions du milieu (manque d'eau, diminuer les engrais) et aux besoins de l'agriculture. Ce n'est ni la panacée ni le monstre abominable que partisans et opposants disent. Compte-tenu des défis qui se posent en termes alimentaires dans le monde, il serait sans doute imprudent de renoncer totalement à cette méthode. Elle comporte des perspectives intéressantes pour améliorer l'adaptation des plantes aux nouvelles conditions. Question : Le risque de contagion des champs en plein air n'est-il pas une limite ? La limite c'est surtout celle liée au respect des opposants ! L'idée d'une perte de la diversité est un peu absurde parce que la culture OGM n'a pas, en soi, d'avantage génétique sur les autres cultures. La question est légitime du point de vue des opposants c'est-à-dire de ceux qui veulent garantir des cultures sans OGM. Ici, il ne s'agit pas d'un danger mais du respect d'un droit des agriculteurs de cultiver exempt de cette contamination OGM qu'ils considèrent non désirable. OGM : L'heure de l'Afrique ?Pascal Airault et Gemma Ware 26 septembre 2010
Pour la première fois en Afrique francophone, un pays cultive des OGM à grande échelle. Les producteurs burkinabé ont planté, lors des semis de l'été, quelque 475000 hectares de coton transgénique, soit 80% des superficies. "Le coton génétiquement modifié présente de nombreux avantages" explique Tahirou Fofana, vice-président de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB). Selon les estimations de la Sofitex, la première compagnie du pays, il permet d'accroître les rendements de 30% à 40% et de réduire également de moitié les traitements. Les autorités comptent sur les OGM pour relancer une culture qui est passée de 700000 tonnes au début des années 2000 à seulement environ 400000 t en 2009-2010. Objectif : 550000 t dès cette saison. Les expériences sur les OGM ont débuté en 2003 au Burkina. Elles sont menées conjointement par la firme américaine Monsanto et l' Institut de l'environnement et de recherches agricoles (Inera). La multinationale apporte son gène et la technique de transgénèse, les Burkinabé fournissent les variétés locales. Cette saison voit l'aboutissement de huit années de recherche. Monsanto a consenti des efforts commerciaux pour gagner un marché rétif. Son objectif: conquérir tous les pays cotonniers de la zone franc, du Sénégal au Tchad. Car les cultures transgéniques sont encore peu répandues. Leur introduction fait toujours débat, et nombre de responsables politiques africains sont inquiets de la sécurité pour les consommateurs et de l'impact sur l'environnement. Un discours anti-OGM venu de l'Europe décrie un avenir où "l'agriculture serait dictée par des multinationales dont la récolte pourrait menacer la biodiversité complexe de l'Afrique". Il est vrai qu'en l'état actuel des connaissances des questions restent en suspens, notamment celles relatives à l'impact de l'utilisation d'OGM conjuguée à celle de pesticides sur les sols, les ressources hydriques, la reproduction des insectes. «Que faisons-nous? s'interroge Peter Hartmann, le directeur général de l'Institut international d'agriculture tropicale d'Ibadan au Nigeria, qui réalise des expériences en matière de culture transgénique. Nous abandonnons nos recherches ou nous les continuons en attendant que nos législateurs se décident quant à leur utilisation?" L'Afrique du Sud est le pays le plus mature sur le continent. Il a commencé la production d'OGM en 1997 pour une superficie cultivée estimée à 2,1 millions d'hectares en 2009. L'Egypte qui produit du maïs sur 100 ha et le Burkina sont les deux seuls autre pays en phase d'exploitation. Mais d'autres s'ouvrent. Les législations du Zimbabwe, du Kenya et de Maurice permettent l'introduction de cette culture. Douze autres pays pourraient également entamer des essais sur les cultures transgéniques : Soudan, Madagascar, Ghana, Togo, Nigeria, Mozambique, Zambie, Malawi, Ouganda, Tanzanie, Namibie et Côte d'Ivoire. Au final, le continent cultive 2,8 millions d'hectares d'OGM, contre 3,7 en Chine, 8,4 en Inde, 21,4 au Brésil et 64 aux Etats-Unis. Seulement 12% des semences (toutes variétés confondues) font l'objet d'une commercialisation en Afrique, contre une moyenne de 50% dans le monde. Dans la majorité des cas, les sociétés (les géants Monsanto et DuPont sont les plus actifs) doivent développer leurs nouvelles variétés localement et passer des accords de licence avec des opérateurs nationaux. "Je ne sais pas si les OGM sont les bienvenus sur le continent. C'est un pari à haut risque et coûteux", explique Denise Dewar, directrice de la fédérationCropLife, rassemblant les grandes sociétés agrochimiques. A court terme, certes. Mais la production agricole mondiale devra augmenter dans les trente prochaines années. Et le Sud nourrira de plus en plus le Nord. Les OGM devraient faire partie de l'équation.
Pour un bio à la sauce OGMDavid Barroux, Rédacteur en chef 18 août 2010
Les humanitaires luttant contre la faim dans le monde le savent. L'amélioration des rendements que permettent certain soja ou maïs transgéniques peut à sa manière contribuer positivement à l'alimentation de millions de personnes. Les moins obscurantistes des écologistes admettent également que les recherches permettant de faire pousser des plantes moins gourmandes en eau ou capables de se passer d'insecticides peuvent avoir un impact positif pour la nature. C'est aujourd'hui toute la filière bio qui devrait faire sa révolution culturelle et accepter d'étudier les aspects éventuellement positifs de la biotechnologie. Car à force d'idéaliser des symboles, certains en finissent par ignorer les faits. Contrairement aux idées reçues, le bio n'est en particulier pas forcément très écolo. Les rendements et les économies d'échelles étant limités, il faut faire rouler bien des heures un tracteur pour des productions faibles et un impact CO2 non négligeable. Il en va de même pour les fruits et légumes bio importés par avion et dont le bilan carbone est largement négatif. Pas forcément meilleurs pour l'environnement, les produits bio pourraient faire des OGM un allié. En rendant le bio plus efficace, les OGM rendraient cette filière verte plus compétitive. Et en en redistribuant ces gains de productivité aux clients sous forme de baisse des prix, une filière bio-OGM serait même mieux équipée pour rivaliser avec l'agriculture traditionnelle. Cela permettrait de réduire la consommation de pesticides ou d'engrais chimique, contribuant ainsi positivement à l'environnement. En refusant jusqu'à, l'idée de pouvoir étudier le simple impact des OGM, les faucheurs obscurantistes desservent une agriculture française qu'ils croient protéger. Surtout, en défendant une vision passéiste d'une agriculture bio, ils condamnent par avance les paysans français. Car, incapables d'innover, comment pourraient-ils rivaliser demain avec des producteurs bio installés dans des pays bénéficiant à la fois de coûts de main-d’œuvre plus faibles et peut-être des retombées positives de certains OGM ? Au lieu de les diaboliser, on se doit d'étudier sereinement les avantages comme les inconvénients des OGM.
AFBV : les autorisations de la Commission européenne sur les nouvelles plantes OGM sont un encouragement pour préserver la recherche européenne en biotechnologies végétales.
La contribution de la recherche dans les biotechnologies vertes, à condition que ses innovations ne soient pas systématiquement retardées, est en effet importante pour l'avenir de l'agriculture si l'Europe aspire à une indépendance alimentaire et technologique et à une agriculture compétitive qui préserve l'environnement. L'AFBV attend un signe similaire en faveur de la recherche française sur les biotechnologies vertes de la part du Président de la République à qui elle vient d'adresser une lettre ouverte pour l'alerter sur les risques de délocalisation et de perte d'expertise de la recherche française qui demeure, mais pour combien de temps encore, une des plus avancées dans le monde. L'AFBV s'interroge sur la prise de position critique de Mme Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, à propos de la décision de la Commission européenne d'autoriser la pomme de terre Amflora. En dénonçant cette décision courageuse de la Commission, Mme Jouanno remet en cause aussi l'expertise de ses propres instances. Cette décision de la Commission européenne s'appuie en effet sur l'expertise de l'AESA (UE), dont les conclusions vont dans le même sens que celles déjà émises en 2005 par l'AFFSA (France) et par la CGB (Commission du Génie Biomoléculaire) consultée en 2004 par les pouvoirs publics. Or, entre 2005 et 2010, aucun évènement scientifique nouveau n'est intervenu pouvant justifier le changement de la position française, sinon une nouvelle pression politique des organisations militantes anti-OGM. Par ailleurs, l'AFBV souligne que la plupart des autres pays européens qui ont mis en place des procédures et des structures d'expertise équivalentes à la France se sont également prononcés favorablement dans le pas- se pour l'autorisation de la commercialisation de cette pomme de terre, y compris l'Allemagne. L'AFBV dénonce la suspicion récurrente, démagogique et humiliante par des responsables politiques, de l'intégrité́ des scientifiques des différentes autorités françaises et européennes lorsque leurs conclusions ne coïncident pas avec les thèses de certains lobbys écologistes ou d'intérêts politiques. A la veille d'une consultation du HCB, cette perte de confiance affichée de MTM Jouanno dans la compétence et l'intégrité́ de nos chercheurs n'est pas de bonne augure. Par ailleurs, les scientifiques de l'AFBV maintiennent les conclusions de l'AFSSA et de l'AESA, à savoir que les risques du gène de résistance à un antibiotique de cette pomme de terre réservée à des usages industriels, sont négligeables pour l'environnement. De plus la bactérie dont est issu le gêne NPTII résistant à un antibiotique et présent dans la pomme de terre Amflora est déjà̀ largement présente dans la nature et dans le corps humain sans avoir démontré́ un danger quelconque pour la santé. L'AFBV s'étonne que les avantages concrets dont bénéficie cette pomme de terre et susceptibles d'intéresser les industriels (papeterie, textiles, chimie...) ne soient que rarement évoques. Cette nouvelle pomme de terre Amflora permet pourtant d'obtenir 99% d'amilopectine au lieu de 85% dans le cas des pommes de terre actuellement sur le marché́. Elle diminue ainsi les coûts d'extraction et améliore la compétitivité́ industrielle de l'amidon issu de cette plante. Elle valorise ainsi une biomasse destinée à des usages industriels, l'une des priorités du gouvernement. Cette innovation est écologiquement positive et s'inscrit parfaitement dans les préoccupations actuelles d'économie d'énergie et de CO2 sur le plan industriel.
Biotechnologies 77 % des Européens favorablesLundi 10 mai 2010
A la question « Etes-vous d’accord avec l’idée que l’Europe devrait encourager les agriculteurs à tirer profit des progrès des biotechnologies ? », 77 % des Européens donnent une réponse positive. Pour la France, 76 % des sondés répondent positivement. L'AFBV se félicite des résultats de ce sondage qui révèle « une opinion publique beaucoup plus ouverte aux progrès des biotechnologies qu’on ne pourrait le croire, compte tenu des campagnes de désinformation de certains lobbys ». Selon l’AFBV, les résultats de ce sondage sont d’autant plus encourageants que plus on est jeune, plus on a fait des études longues et plus on est favorable aux biotechnologies. « Cette image positive devrait encourager les pouvoirs publics français à développer la recherche dans les biotechnologies végétales, comme l’a demandé l’AFBV dans une lettre ouverte au président de la République », rappelle l’association. « Il reste à convaincre les citoyens que les OGM peuvent apporter des solutions intéressantes pour développer une agriculture compétitive et de qualité, source de revenus pour les agriculteurs et qui respecte mieux l’environnement », estime l’AFBV.
Comment réduire l'impact sanitaire des pesticidesPar Marc Mennessier 29/04/2010 Un rapport parlementaire propose notamment de recourir aux biotechnologies végétales.
Premier constat, l'agriculture est, contrairement à une idée très répandue, de plus en plus économe en pesticides. En dix ans, le tonnage de matières actives (fongicides, herbicides, insecticides) consommées en France a chuté d'un tiers, passant de 120 000 tonnes en 1999 à un peu moins de 80 000 tonnes en 2008. Le tout essentiellement grâce à la pratique de l'agriculture raisonnée et à l'utilisation d'outils d'aide à la décision de plus en plus sophistiqués. Études épidémiologiquesMalgré ces résultats appréciables, MM. Étienne et Gatignol soulignent que «des progrès doivent encore être faits». La présence de résidus de pesticides dans les sols, l'air, l'eau et l'alimentation, quoiqu'à très faible dose, incite à la vigilance. D'autant que l'on connaît encore mal les effets à long terme de ces bas niveaux de contamination sur la santé des agriculteurs et, plus encore, des consommateurs. La difficulté de mener à bien une telle évaluation «tient à la multiplicité des facteurs pouvant induire des symptômes identiques», notent les deux parlementaires. Des études épidémiologiques menées aux États-Unis montrent toutefois que les agriculteurs, qui sont les principaux utilisateurs de pesticides, ont globalement moins de cancers que la population générale. En revanche, ils développent plus fréquemment certains types de cancers (cerveau, prostate, leucémies, lèvres) ainsi que d'autres pathologies comme les maladies respiratoires, les troubles de la reproduction ou neurologiques (Parkinson, Alzheimer). Plus surprenant «le dosage des pesticides dans l'urine des applicateurs démontre contre toute attente que l'exposition aux pesticides ne dépend pas de la quantité de pesticides utilisée ou de la surface traitée mais de la méthode d'application et du niveau de protection de l'applicateur», notent MM. Étienne et Gatignol qui recommandent logiquement «d'inciter les agriculteurs à employer» les équipements de protection adéquats (gants, masques…). Réduire plus encore le recours aux pesticides est sans conteste le plus sûr moyen de limiter les risques d'exposition. Mais, à l'agriculture biologique, qui utilise elle aussi des produits dangereux pour la santé (comme la roténone) ou l'environnement (comme le sulfate de cuivre) et qui n'est pas en mesure de répondre aux défis alimentaires du futur, les deux parlementaires préfèrent l'agriculture raisonnée, plus économe en engrais et en pesticides que l'agriculture conventionnelle. Ils recommandent également de «favoriser les recherches en biotechnologies végétales permettant de créer des variétés de plantes résistantes aux ravageurs de cultures». Autrement dit, les OGM que la France et l'Europe s'évertuent à clouer au pilori depuis dix ans. Des scientifiques pro-OGM contestent une étude sur trois maïs
OGM: le maïs Mon 810 devrait à nouveau être autorisé, estime l'AFBVPublie le lundi 28 décembre 2009
Pour l'association, cette autorisation serait cohérente avec les conclusions du Grenelle de l'environnement, qui souhaite trouver des alternatives à la protection chimique des plantes. En effet, le comité́ scientifique du HCB (Haut-Conseil des biotechnologies) a globalement confirmé l'innocuité́ du maïs Mon 810 sur les plans sanitaires et environnementaux, mais le comité́ économique, éthique et social (CEBS) du HCB a mis en avant des inconvénients pour le Mon 810 qui sont juges par l'AFBV hypothétiques. L'association considère pour sa part que «les bénéfices concrets du Mon 810 l'emportent largement sur ses quelques inconvénients». Elle ajoute par ailleurs que le risque zéro n'existe pas dans les maïs OGM comme dans bien d'autres domaines. L'AFBV conclut que «les trois ministres concernés (Agriculture, Recherche et Ecologie) vont donc porter une lourde responsabilité́ dans la décision qui sera prise sur le Mon 810. De leur choix dépendra en effet en partie l'avenir de l'innovation et de la poursuite du progrès scientifique au profit l'agriculture française». Lire également: OGM: l'avis du HCB n'apporte aucun élément nouveau sur le Mon 810 (Obama) (24 décembre 2009) Mais Mon 810: inconvénients de la culture supérieurs aux avantages (Haut conseil des biotechnologies) (22 décembre 2009)
La filière sans OGM serait coûteuse selon l'AFBV
A la demande du Gouvernement, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) vient de recommander la création d'une filière alimentaire « sans OGM ». Selon cette recommandation un produit pourrait être mentionné sans OGM à condition de contenir moins de 0,1% d’ADN « transgénique » alors que le seuil accepté dans tous les pays de l’Union européenne est de 0,9%. L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) estime « que ce nouveau seuil proposé pour qualifier une filière sans OGM n’apporterait rien de plus au consommateur en terme de sécurité alimentaire mais beaucoup de problèmes aux acteurs des filières agricoles et alimentaires ainsi que le risque de désaccords européens. » L’AFBV ajoute que le nouveau seuil de 0,1 % serait difficilement mesurable de manière fiable en contrôle de routine. Les mesures de ce seuil seraient donc contestables et probablement contestées avec toutes les conséquences juridiques et médiatiques qui pourraient en résulter. En outre, il entraînerait de nouvelles contraintes pour les agriculteurs.
L'AFBV demande que le grand emprunt profite aux biotechnologies
Des scientifiques pro-OGM contestent une étude sur la nocivité́ de 3 maïs
Les trois OGM concernés- le Mon810, le Mon863 et le NK603 - sont autorisés et cultivés dans le monde entier depuis plusieurs années et "aucun problème sanitaire n'a jamais été́ mis en évidence de façon scientifique", estime l'Afbv dans un communiqué. Un des auteurs de cette étude, publiée vendredi dans l'International Journal of Biological Sciences, le Pr Gilles-Eric Séralini de l'université́ de Caen, estime avoir "prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés". Cette étude "est en réalité́ une nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà̀ existantes et en quelque sorte recyclées et bien connues depuis longtemps mais n'est nullement le résultat de nouvelles expérimentations", assure l'Afbv. Les universitaires auteurs de l'étude ont de nouveau analysé des données fournies par Monsanto aux autorités sanitaires pour ces maïs, qu'ils ont obtenues après décision de justice. L'association Afbv, créée en juin, est présidée par le Pr Marc Fellous, spécialiste de génétique humaine et ancien président de la Commission du Génie biomoléculaire (CGB), organe consultatif sur la dissémination des OGM, dissoute en 2007.
L'AFBV favorable à l'autorisation du maïs Mon 810
Le grand emprunt pour les biotechnologies végétalesDes scientifiques demandent que la recherche sur les OGM soit une priorité nationale.
« Le défi végétal est l'un des plus grands que l'humanité aura à résoudre dans un proche avenir avec le climat et l'eau, explique au Figaro le généticien Axel Kahn, président de l'université Paris-Descartes, qui parraine l'association aux côtés du Prix Nobel de chimie, Jean-Marie Lehn, et du géophysicien Claude Allègre. Pour nourrir les 9 milliards d'hommes qui peupleront la Terre en 2050, il faudra doubler la production agricole. Le tout sans augmenter le recours à l'irritation, aux engrais et aux pesticides et sans couper ce qu’il reste de forêts, c'est-à-dire sans augmenter les surfaces, cultivées. L'humanité n'aura donc pas d'autre choix que de doubler la productivité en misant à fond sur l'amélioration génétique et notamment sur les OGM. L'enjeu est tel que l'on ne peut dire, comme certains, que l'on pourra à priori s'en passer. C'est une position de principe idéologique qui, de mon point de vue, n'est pas sage » D'autant que si la France se désengage de ce secteur clé sous la pression des mouvements écologistes, les biotechnologies végétales font l'objet « d'investissements massifs dans la plupart des grands pays agricoles », constate le Pr Marc Fellous. La France qui était leader dans ce domaine jusqu'à la fin des années 1990 peut-elle courir le risque de se laisser distancer ? En encadré : « Le défi végétal est l'un des plus grands que l'humanité aura à résoudre avec le climat et l'eau » Axel Kahn Marc Mennessier
Vrai ou faux
Question: Les gènes de résistance à des antibiotiques utilisés pour créer des PGM sont-ils dangereux ?
Réponse: Lors de la réalisation des premières plantes transgéniques, des gènes de résistance à des antibiotiques ont été utilisés en laboratoire afin de pouvoir sélectionner les lignées transformées en appliquant un antibiotique. Chez les OGM récents, le gène codant pour l’enzyme permettant une résistance à un antibiotique donné n’est plus présent dans les plantes cultivées en champ. Les plantes cultivées en champ ne contiennent jamais d’antibiotique. Les gènes de résistance inactivent l’antibiotique (ils ne produisent pas d’antibiotique) Les gènes de résistance à un antibiotique, peuvent-ils se propager ? L’EFSA a conclu qu’en conditions naturelles, il n’a pas été observé de transfert de l’un de ces gènes des plantes génétiquement modifiées vers des bactéries. Il est aujourd’hui établi que des gènes de résistance à des antibiotiques sont déjà présents dans tous les environnements, y compris notre flore intestinale (tube digestif). Là se trouve la vraie menace : utiliser pour des problèmes de santé des antibiotiques de manière inappropriée. Pour en savoir plus :
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Axel Kahn, médecin généticien, expliquera dimanche, les progrès réalisés grâce à la génétique. Généticien renommé, Axel Kahn donnera une conférence dimanche à 14 heures, à Yzeurespace.
Encore peu utilisés sur le continent, les cultures génétiquement modifiées font leur entrée en Afrique de l'Ouest C'est une révolution.
L'AFBV (Association Française pour les Biotechnologies Végétales) considère la décision de la Commission européenne d'autoriser 4 nouvelles plantes génétiquement modifiées (trois maïs et une pomme de terre) comme un message fort pour sauvegarder en Europe la recherche sur les biotechnologies vertes alors que celle-ci est découragée par la succession des moratoires et tergiversations. Elle regrette qu'il ait fallu attendre 13 ans pour autoriser la culture de la pomme de terre Amflora qui arrive maintenant sur le marché avec une technologie évidemment un peu ancienne.
L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) révèle dans un communiqué que d’après l’Eurobaromètre, 77 % des Européens sont favorables à l’utilisation des biotechnologies par les agriculteurs.
Comment diminuer le recours aux produits phytosanitaires sans compromettre les récoltes quand on sait que la Terre comptera 2 milliards d'habitants de plus en 2050 ? Quel est l'impact sanitaire réel de ces substances chimiques qui, d'un autre côté, permettent aux agriculteurs de produire à moindre coût une alimentation abondante et de qualité en luttant efficacement contre les parasites des cultures ? Enfin comment protéger «aussi bien l'utilisateur de produits phytopharmaceutiques que le consommateur des végétaux cultivés à l'aide de ceux-ci», interroge Claude Gatignol, député UMP de la Manche et Jean-Claude Étienne, sénateur UMP de la Marne dans le rapport «Pesticides et santé », remis mercredi à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) ?
Une récente étude (LM d'hier) sur la nocivité́ suspectée de trois variétés de maïs OGM de Monsanto n'apporte « aucune nouvelle preuve », affirment mardi les partisans des OGM, réunis au sein de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV). Les trois OGM concernés - le MonSlO, le Mon863 et le NK603 - sont autorisés et cultivés dans le monde entier depuis plusieurs années et « aucun problème sanitaire n'a jamais été́ mis en évidence de façon scientifique », estime l'Afbv dans un communiqué. Cette étude publiée vendredi dans l'International Journal of Biological Sciences « est en réalité́ une nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà̀ existantes et en quelque sorte recyclées et bien connues depuis longtemps mais n'est nullement le résultat de nouvelles expérimentations », assure l'AFBV. 2
L' (Association française des biotechnologies végétales) souhaite que «les pouvoirs publics autorisent la culture du maïs Mon 810 en mettant en œuvre toutes les décisions nécessaires pour permettre une cohabitation entre les filières OGM et les filières non OGM».
A la demande du Gouvernement, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) vient de recommander la création d'une filière alimentaire « sans OGM ». Selon cette recommandation un produit pourrait être mentionné sans OGM à condition de contenir moins de 0,1% d’ADN « transgénique » alors que le seuil accepté dans tous les pays de l’Union européenne est de 0,9%.
L'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), créé en juin dernier et qui réunit chercheurs et professionnels agricoles, demande que le grand emprunt lancé par la France serve, entre autres, à investir dans la recherche sur les bio- technologies végétales. Dans un communiqué du 22 octobre, l'association estime que ('agriculture française « est confrontée à un inquiétant problème de baisse de compétitivité́, à la nécessité de trouver des alternatives à la protection chimique des cultures et à une contribution énergétique encore insuffisante ». Présidée par Marc Fellous, professeur de génétique humaine, et parrainée notamment par Axel Kahn, Claude Allègre et le prix Nobel de chimie Jean-Marie Lehn, l'association estime que l'inscription de crédits de recherche sur les biotechnologies vertes dans ce grand emprunt national « marquerait un signe fort sur les ambitions dè la France de demeurer parmi les grands pays agricoles ».
PARIS, 15 déc. 2009 (AFP) - Line récente étude sur la nocivité́ suspectée de trois variétés de maïs OGM de Monsanto n'apporte "aucune nouvelle preuve", affirment mardi les partisans des OGM, réunis au sein de l'Association française des biotechnologies végétales (Afbv).
Contrairement au Comité économique, éthique et social (CEBS) du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), l'Association française des biotechnologies végétales estime que le Gouvernement devrait autoriser la mise en culture du maïs Mon 810 de Monsanto. L'AFBV qui rassemble 40 chercheurs de haut niveau déplore que le CEBS du HCB ait mis en avant des inconvénients « tout à fait hypothétiques, souvent inconsistants et avancés sur la base de raisonnements purement intellectuels, voire politiques ». L'AFBV considère que les bénéfices concrets du Mon 810 et validés par le HCB l'emportent largement sur les quelques inconvénients « non factuels avancés, le risque zéro n'existant pas dans les maïs OGM comme dans bien d'autres domaines ». D'où le souhait de l'AFBV que les ministres de l'Agriculture, de la Recherche et de l'Ecologie se prononcent en faveur de Mon 810 assorti de la mise en garde suivante : « De leur choix dépendra en effet en partie, l'avenir de l'innovation et de la poursuite du progrès scientifique au profit de l'agriculture française ».
La toute jeune Association française des biotechnologies végétales (AFBV), créée en juin dernier, vient de demander à la Commission Juppé-Rocard de faire figurer la transgénèse, autrement dit les organismes génétiquement modifiés (OGM), et toutes les techniques innovantes en matière d'amélioration des plantes, parmi les bénéficiaires du futur grand emprunt destiné à relancer l'économie nationale. Présidée par le Pr Marc Fellous, spécialiste de Génétique humaine et ancien président de la Commission du génie biomoléculaire (remplacée aujourd'hui par le Haut conseil des biotechnologies), l'association rassemble un peu plus de 70 membres fondateurs issus du monde académique, agricole et industriel. On y trouve des personnalités prestigieuses comme le directeur général honoraire de l'Institut Pasteur, Philippe Kourilsky, l'essayiste Guy Sorman, le philosophe François Ewald ainsi que de nombreux chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique.