Applications alimentaires

Perceptions différentes des consommateurs selon les OGM

15/11/2015

Y a-t-il des différences dans l’acceptation et la valorisation par les consommateurs européens du riz obtenu par la technique cisgénique, comparé au riz obtenu par la technique transgénique ? Oui selon une étude réalisée auprès d’européens.

Une nouvelle étude se penche sur la volonté de payer (VDP) des consommateurs pour du riz étiqueté génétiquement modifié (GM), cisgénique (introduction de gènes d’une plante croisable ou sexuellement compatible) ou transgénique (utilisation de gènes d’un organisme non-végétal ou d’une plante donneuse non sexuellement compatible). Les législations en vigueur dans l’Union Européenne sur les organismes génétiquement modifiés traitent les plantes cisgéniques de la même façon que les plantes transgéniques, et toutes deux sont obligatoirement étiquetées comme des OGM. Les chercheurs ont collecté des informations auprès de 3 002 participants en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Espagne et au Royaume-Uni en 2013. Ils ont constaté que la volonté de payer variait considérablement dans les cinq pays. Les consommateurs dans l’ensemble des cinq pays étaient disposés à payer plus cher pour ne pas avoir à acheter du riz étiqueté GM. Dans tous les pays, à l’exception de l’Espagne, la volonté des consommateurs de payer pour ne pas consommer du riz étiqueté GM comparé au riz étiqueté cisgénique est sensiblement plus élevée, ce qui semble indiquer que l’insertion de gènes provenant du propre patrimoine génétique de la plante est plus acceptable. Les consommateurs français étaient disposés à payer plus pour du riz étiqueté comme présentant des avantages du point de vue environnemental, comparé au riz conventionnel. Dans l’ensemble, concluent les auteurs, « Ces constatations portent à croire que les OGM ne sont pas tous les mêmes aux yeux des consommateurs et donc, du point de vue de la préférence des consommateurs, il est recommandé de refléter les différences entre produits transgéniques et produits cisgéniques dans les politiques en matière d’étiquetage et de commerce des OGM ».

 

Source : PLOS ONE (14 mai 2015)