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Pris dans un mash-up réglementaire

12/07/2016

Dans cet article d’opinion, Henry I. Miller, médecin et biologiste moléculaire chargé de recherche à l’Université de Stanford, aux États-Unis, qui a été directeur fondateur de l’Office of Biotechnology de la Food and Drug Administration (administration américaine chargée des aliments et des médicaments – FDA), fait l’éloge de la pomme de terre pour sa faible teneur en calories et sa teneur élevée en potassium et en vitamine C. De plus, ajoute-t-il, la pomme de terre devient encore plus remarquable du fait du génie génétique moderne. Une pomme de terre résistante au mildiou arrive, annonce-t-il. Des généticiens à Simplot Plant Sciences ont introduit un gène d’une variété sauvage de pomme de terre découverte dans les Andes dans des variétés ordinaires Russet Burbank. La pomme de terre Innate devrait soulager les agriculteurs américains des souches les plus répandues de mildiou, et leur permettre ainsi de réduire de 495 000 pounds par an l’utilisation de fongicides, selon Joe Guenthner, un chercheur en pommes de terre et professeur émérite à l’Université de l’Idaho. Le Département de l’Agriculture des États-Unis a autorisé la pomme de terre en août, après 17 mois d’examen. Toutefois, elle doit être approuvée par l’Agence de protection de l’environnement et la FDA. L’évaluation de la FDA, indique Miller, est en suspend depuis avril 2014. « Le délai nécessaire pour ces examens réglementaires est absurde », déclare Miller, qui conclut : « Une approche plus scientifique de la réglementation pourrait raccourcir le circuit, permettant ainsi de mettre beaucoup plus rapidement des produits nouveaux importants comme la pomme de terre Innate dans les champs (et dans les assiettes), de réduire les pertes, l’utilisation de pulvérisations chimiques, et de limiter la consommation d’un cancérigène naturel. Le Congrès devrait agir – mais je ne mise pas tout sur cela ».

Auteur : Henry I. Miller

Source : The Wall Street Journal (2 novembre 2015)