Communiqués de presse

Empêcher les essais aux champs constitue un moratoire de fait pour la recherche sur les plantes

11/09/2011

A l’occasion du procès intenté par l’INRA contre les destructeurs de ses recherches sur la vigne, l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) réitère sa demande faite aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités politiques pour permettre l’expérimentation aux champs. Celle-ci est en effet un préalable nécessaire pour valider les résultats de la recherche sur l’amélioration variétale que celle-ci soit issue des biotechnologies végétales ou de méthodes plus conventionnelles.

Pour l’AFBV, interdire l’expérimentation au champ, c’est imposer un moratoire de fait à toute recherche future en faveur de l’amélioration variétale des plantes. Or tout pays agricole a la nécessité permanente de rechercher une amélioration des plantes afin de pouvoir garantir la régularité de la production, voire de l’augmenter, de préserver l’environnement et de fournir des produits de qualité. Les grands pays agricoles qui sont nos concurrents l’ont bien compris puisqu’ils investissent massivement dans l’amélioration génétique des plantes.

En empêchant les chercheurs de travailler, « les faucheurs volontaires », soutenus par les lobbys anti-sciences, tuent ainsi toute possibilité d’innovation dans les plantes ; ils portent alors gravement atteinte à l’amélioration nécessaire de la compétitivité de l’agriculture française. De cette compétitivité de l’agriculture française dépend pourtant sa capacité à dégager des excédents pour la balance commerciale et à maintenir son potentiel de production et d’emplois sur le territoire.

Pour l’AFBV, cette destruction des essais de l’INRA constitue une atteinte inacceptable à la liberté de la recherche des instituts publics qui doivent pouvoir travailler sereinement, indépendamment de toute pression politique ou idéologique.