Communiqués de presse

AFBV : le maïs MON 810 devrait à nouveau être autorisé

28/12/2009

Suite à la consultation du HCB par les pouvoirs publics sur le renouvellement de l’autorisation de  culture, importation et transformation du maïs Bt MON 810, maïs résistant à deux insectes ravageurs, la pyrale et la sésamie, l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) constate que le Comité Scientifique du HCB confirme globalement l’innocuité du maïs MON 810 sur les plans sanitaires et environnementaux. Cet avis est conforme au diagnostic de toutes les instances d’évaluation officielles françaises, européennes ou internationales. L’AFBV se félicite  que le Comité économique, éthique et social (CEES) du HCB reconnaisse aussi les nombreux avantages économiques, sociaux et environnementaux du MON 810 largement constatés par les agriculteurs de tous les continents. Elle regrette cependant, au retour de Copenhague, que la réduction des émissions de CO2 que permettent ces variétés n’ait pas été soulignée. L’AFBV déplore par contre que le CEES du HCB ait mis en avant pour le MON 810 des inconvénients tout à fait hypothétiques, souvent inconsistants et avancés  sur la base de raisonnements purement intellectuels, voire politiques. Dans ces conditions l’AFBV considère que les bénéfices concrets du MON 810 et validés par le HCB l’emportent largement sur les quelques inconvénients non factuels avancés, le risque zéro n’existant pas dans les maïs OGM comme dans bien d’autres domaines.

L’AFBV souhaite donc que les pouvoirs publics autorisent la culture du maïs MON 810 en mettant en œuvre toutes les décisions nécessaires pour permettre  une cohabitation entre les filières OGM et les filières non OGM, garantissant ainsi cette liberté de choix du producteur et du consommateur inscrite dans la réglementation européenne, à travers notamment la traçabilité et l’étiquetage. Cette autorisation serait cohérente avec les conclusions du Grenelle de l’Environnement qui souhaite trouver des alternatives  à la  protection chimique des plantes et avec celles de la Commission Juppé-Rocard sur la nécessité d’investir dans les biotechnologies vertes. Au moment où notre agriculture  doit  relever les défis d’une agriculture durable, il faut laisser à nos agriculteurs la possibilité de choisir des variétés innovantes et performantes issues des derniers progrès en amélioration génétique des plantes.

Les trois ministres concernés (Agriculture, Recherche et Ecologie) vont donc porter une lourde responsabilité dans la décision qui sera prise sur le MON 810. De leur choix dépendra en effet en partie l’avenir de l’innovation et de la poursuite du progrès scientifique au profit l’agriculture française.