Communiqués de presse

AFBV : Le Gouvernement ne doit pas instrumentaliser la science pour justifier des décisions politiques

01/10/2013

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) constate que la progression de la production agricole mondiale est une nécessité pour répondre à une demande croissante de produits alimentaires d’ici 2050. C’est aussi une chance stratégique pour notre agriculture. Dans ce cadre-là, les outils de la biologie moléculaire et du génie génétique ne peuvent être écartés a priori.

A ce titre, l’AFBV constate avec inquiétude que la recherche et les biotechnologies végétales sont totalement absentes de la « loi d’avenir » sur l’agriculture qui sera proposée prochainement au Parlement. Ce mépris de la recherche est de très mauvais augure pour la compétitivité future de notre agriculture. En effet l’AFBV constate que des pays « développés », comme des pays dits « émergeants », ont fait, à l’inverse de notre pays, le choix de mettre en œuvre dans le domaine des biotechnologies végétales des programmes de Recherche et Développement extrêmement ambitieux. L’AFBV craint que cette situation ne crée de graves préjudices pour nos agriculteurs confrontés à une concurrence mondiale.

Pourtant, à ce jour, aucun élément scientifique ne permet d’incriminer un risque avéré quelconque, pour la santé humaine et l’environnement, qui justifierait une opposition aux variétés végétales génétiquement modifiées autorisées à être mise en marché. L’AFBV, considère donc qu’il n’y a plus de débat scientifique sur les risques spécifiques pour la santé et l’environnement des OGM autorisés. Par contre il existe un vrai débat sociétal dans la société civile.

Pour l’AFBV, le Gouvernement est donc parfaitement habilité à refuser une technologie comme la transgénèse pour des motifs sociétaux, voire idéologiques. Mais il doit assumer ses choix politiques en toute clarté, sans chercher à dévoyer des arguments scientifiques pour justifier ses décisions (comme il l’a fait notamment, à tort selon la décision du Conseil d’Etat, pour justifier un moratoire sur un maïs génétiquement modifié).