Communiqués de presse

Autorisation des OGM : pour l’AFBV la nouvelle règlementation européenne confirme que le débat sur les OGM n’est plus scientifique mais sociétal

12/06/2014

Cette nouvelle réglementation européenne régissant les cultures des plantes génétiquement modifiées (PGM) concrétise le fait que les autorisations de culture des PGM ne seront plus prises en fonction des seuls critères scientifiques mais aussi en fonction des options politiques et idéologiques des Gouvernements de chaque pays : c’était déjà le cas en France depuis longtemps constate l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV).

- Pour l’AFBV, cette réglementation aura le mérite d’empêcher le Gouvernement Français d’instrumentaliser la science et de décrédibiliser les instances d’évaluation des PGM pour justifier ses démarches juridiques très contestables d’interdiction des cultures des PGM.

 - Pour l’AFBV, cette réglementation va avoir comme conséquence de rendre obsolète le principe de coexistence entre les différents types de culture et par conséquent la liberté de choix des agriculteurs pourtant inscrite dans la loi française.

- Cette réglementation va aussi ouvrir une brèche dans l’inscription au catalogue des variétés en permettant des exceptions nationales. Ces variétés GM ne pourront pas en effet être semées ni produites dans les pays en interdisant la culture, en revanche, les produits de la récolte circuleront librement, ce qui créera une double peine pour le commerce des semences.

- Par contre, cette renationalisation des autorisations des OGM, aussi regrettable qu’elle soit, permettra aux pays européens qui refusent l’obscurantisme, comme la Grande-Bretagne, de libérer leur recherche et de concrétiser leur politique de développement des plantes génétiquement modifiées. En conséquence, la concurrence entre les pays agricoles qui cultiveront les PGM et ceux qui les refuseront s’exprimera de manière forte. La vérité sur les modèles de production apparaîtra ainsi en toute clarté.