Communiqués de presse

L'AFBV déplore la marginalisation du Comité Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB)

16/06/2010

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) constate, qu’après un an de fonctionnement, le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) chargé d’éclairer le Gouvernement sur les biotechnologies vertes ne peut pas remplir ses missions correctement sur les plantes génétiquement modifiées (PGM) qui lui sont soumises pour examen. Ses modalités de fonctionnement ont créé souvent plus de confusions que d’éclaircissements utiles à la prise de décision.

L’avis du Comité scientifique et la recommandation du CEES, loin de se compléter, sont souvent contradictoires, des membres du CEES n’hésitant pas à prendre des positions idéologiques, y compris sur des aspects scientifiques et techniques pour lesquels ils ne sont pas appelés à se prononcer.

De plus, par la médiatisation qui est faite des avis et recommandations du HCB au travers des communiqués de presse du HCB ou des communications des Ministres concernés, il apparaît que ce sont plutôt les recommandations du CEES qui l’emportent sur l’avis du Comité Scientifique.

Le Comité Scientifique apparaît alors comme discrédité par les autorités de tutelle malgré le sérieux de son travail.

L’AFBV s’interroge sur le fait qu’ une seule demande d’essai en plein champ, en fait une prolongation d’essai, ait été déposée, ce qui ne peut qu’accentuer les retards de notre pays dans le développement des biotechnologies vertes. De ce fait, la France est à la traîne pour les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiées.

Le manque de clarté des règles administratives et d’évaluation socio-économiques des dossiers n’en est-il  pas la cause ?

L’AFBV se pose des questions sur l’utilisation des avis et recommandations du HCB par le Gouvernement sur les plantes génétiquement modifiées, puisqu’ à ce jour, il n’en est résulté aucune décision. Le Gouvernement ne communique pas non plus les conclusions qu’il en tire ni ce qu’il transmet à Bruxelles.

Dans ces conditions de blocage de toute avancée sur les plantes génétiquement modifiées (PGM), la liberté de produire avec ou sans PGM sera-t’-elle assurée par le HCB, comme la loi l’avait  pourtant promis? Et  le soutien officiel des biotechnologies vertes par le Gouvernement n’est-il pas devenu un  leurre alors que les biotechnologies se développent partout dans le monde ?