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La Tanzanie plante son premier maïs génétiquement modifié

30/10/2016

La Tanzanie a planté son premier maïs génétiquement modifié (GM) dans le cadre d’un essai de recherche destiné à démontrer l’innocuité et l’efficacité d’un maïs hybride GM tolérant à la sécheresse.

Le maïs est une culture de base en Afrique où près de 300 millions de personnes en dépendent comme principale source de nourriture. Cependant, il est fréquemment affecté par la sécheresse, entraînant la famine, la pauvreté et la souffrance humaine.

Le projet Maïs Econome en Eau pour l’Afrique (WEMA : Water Efficient Maize for Africa), une initiative combinant des organisations non gouvernementales, des ressources d’entreprises et philanthropiques, a pour objectif d’aider à réduire les mauvaises récoltes en mettant au point des hybrides de maïs conventionnel et génétiquement modifié (GM) destinés aux petits exploitants agricoles en Afrique subsaharienne.

 « Il est important que nous mettions au point des variétés tolérantes à la sécheresse pour garantir la sécurité alimentaire », a déclaré le Dr Kingstone Mashingaidze, scientifique au National Agricultural Research Council (Conseil national de recherche agricole) de l’Afrique du Sud.

Les progrès avec le maïs GM ont été plus difficiles, à cause des contraintes politiques. Mais le WEMA a adopté la biotechnologie parce qu’elle « promettait d’ajouter encore plus de tolérance à la sécheresse aux hybrides [conventionnels] déjà améliorés, avec pour résultat un gain encore plus considérable pour le maïs tolérant à la sécheresse. D’un point de vue scientifique, l’approche optimale a consisté à combiner les deux techniques ».

L’Afrique du Sud commencera à vendre cette année des semences de maïs libres de droits, porteuses de traits de tolérance à la sécheresse et de résistance aux insectes ; le Kenya devrait en faire autant en 2017.

 

Source : Cornell Alliance for Science (5 octobre 2016)