Edito

La recherche a besoin de la contribution des biotechnologies végétales pour accélérer la transition agro-écologique

14/03/2019

Le Grand Débat National initié par Monsieur le Président de la République interroge les Français sur les évolutions attendues pour notre pays, notamment sur le sujet de la transition écologique. C’est pourquoi l’AFBV a adressé une lettre aux Ministres concernés pour leur communiquer ses propositions sur la contribution des biotechnologies végétales à la transition agro-écologique.

Cette transition conduira nos agricultures à utiliser moins d’intrants et en particulier moins de chimie, moins d’énergie et moins d’eau tout en développant la diversité des modèles agricoles et en maintenant la productivité des systèmes intensifs. Pour cela l’AFBV propose d’investir massivement dans la recherche pour développer des plantes résistantes génétiquement aux maladies et aux agresseurs de toutes sortes. Ce programme de recherche/développement pour l’amélioration génétique des plantes devrait s’inscrire dans le plan de transformation agricole sur 5 ans de 5 milliards d’euros annoncé par le Président de la République.

Mais ce programme ne pourra pas déboucher rapidement si nos chercheurs se heurtent à l’impossibilité d’utiliser tous les apports des biotechnologies de précision comme l’édition de gènes. En effet ces technologies constituent un puissant facteur d’accélération pour sélectionner des plantes plus vertes, temps gagné permettant d’aller « plus vite, plus fort et plus loin » dans la transition agroécologique comme le souhaite le Président de la République.

Une clarification de la réglementation européenne doit donc être rapidement décidée pour éviter tout blocage de la recherche dans ce secteur stratégique de notre économie. L’AFBV demande à la France d’être proactive en prenant rapidement des initiatives pour que l’Europe permette à la recherche de disposer de tous les moyens technologiques dont elle a besoin pour relever ce défi de la transition agro-écologique tout en sauvegardant notre souveraineté alimentaire, la diversité des modes de production et la compétitivité de nos entreprises agricoles quelques soient leurs tailles.

 
Georges Freyssinet
Président de l’AFBV