Evalutation des risques

Les attitudes des consommateurs britanniques vis-à-vis des OGM semblent changer

16/01/2015

Selon un article paru dans The Economist, la Grande-Bretagne était autrefois à l’avant-garde du mouvement contre les organismes génétiquement modifiés. En 2003, 42 % du public pensaient que les risques des OGM l’emportaient sur leurs avantages, un sentiment partagé par le reste des européens. Le poids de l’opinion publique a fait que les cultures GM n’ont pas été produites à des fins commerciales dans la majeure partie de l’Europe. Mais, aujourd’hui, les britanniques ont changé d’opinion.

En 2013, seulement 27 % pensaient que les aliments GM présentaient des risques. Selon l’article, ce changement d’attitude est dû en partie à la récession. Entre 2008 et 2013, les ventes de produits biologiques ont chuté, les supermarchés commençant à garnir plutôt leurs rayons de produits de leur marque, moins chers. De plus, la plupart de la volaille et de la viande que l’on trouve dans les plus grands supermarchés proviennent d’animaux qui ont tous été nourris d’aliments GM. Comparativement aux autres pays de l’Union Européenne, soutient l’article, les Britanniques semblent aujourd’hui plus détendus en ce qui concerne les aliments GM.

Sir Mark Walport, Conseiller Scientifique en Chef du Gouvernement, a déclaré que l’une des principales raisons de ce changement d’opinion est que les scientifiques expliquent mieux le sujet en public maintenant, et les politiciens soutiennent davantage la science en public. Toutefois, ces attitudes changeantes en Grande-Bretagne ne se reflètent pas dans toute l’Europe, et la Grande-Bretagne aura toujours besoin de l’approbation de la Commission Européenne pour importer ou produire des cultures GM. Ainsi, conclut l’article, « alors que de nombreux Britanniques semblent se réjouir davantage de l’idée des aliments GM, on est encore loin de leur culture ».
 

Source : The Economist (28 novembre 2014)