Applications santé

Les opposants au riz doré doivent être tenus responsables des problèmes de santé liés à la carence en vitamine A

16/10/2014

Dans cet article d’opinion, David Ropeik, professeur à Harvard Extension School aux États-Unis, écrit qu’en 2002, le riz doré, un riz génétiquement modifié (GM) capable de produire le gène précurseur de la vitamine A était techniquement au point. Il aurait pu commencer à sauver des millions de vie et à empêcher des dizaines de millions de cas de cécité de personnes souffrant de carence en vitamine A à travers le monde. Mais, renseigne-t-il, il n’est encore utilisé nulle part à cause de l’opposition à la technologie GM. Or, deux économistes agricoles ont quantifié le prix de cette opposition.

Dans leur étude publiée dans la revue Environment and Development Economics, les chercheurs estiment que l’application tardive du riz doré a coûté, rien qu’en Inde, 1 424 000 années de vie depuis 2002. Ropeik soutient que les opposants au riz doré qui ont causé ce préjudice « doivent être tenus responsables ». Sur leur liste, dit-il, figureraient notamment Greenpeace, le Réseau Européen de Scientifiques pour une Responsabilité Sociale et Environnementale, le Center for Food Safety des États-Unis et le Sierra Club. La société « est en droit de tenir responsables les défenseurs d’une cause quand leur passion les rend aveugles à la réalité et, dans la poursuite de leurs valeurs, nous met en danger. Soyons tout à fait clairs. C’est précisément ce que fait l’opposition aux modifications génétiques des aliments, comme l’étude du retard dans la diffusion du riz doré en Inde le souligne d’une façon qui donne à réfléchir ».

 

Source : Scientific American (15 mars 2014)