Webinaires AFBV 2021

Les évènements de l'AFBV

Il nous a semblé que la période était propice à proposer une série de webinaires, d’une durée d’une heure, sur des sujets choisis par le Conseil Scientifique de l’AFBV.

Vous trouverez, ci-dessous, toutes les informations pratiques de ces conférences en ligne : lien d’inscription, CV des intervenants, résumés et vidéos.

Webinaire #4
Mercredi 26 mai à 11h (durée : 1 heure)

Conférence de Alexandre de Saint Germain – Inrae

Alexandre de Saint Germain est agrégé des Sciences de la Vie et de la Terre. En 2012, il soutient un doctorat sur le thème « Vers une meilleure compréhension du mode d’action des Strigolactones » sous la direction de Catherine Rameau. Après deux post doctorats consacrés à l’étude de la perception de signaux allélopathiques (2013-2016 : SALK Institute de San Diego, 2017-2020 : l’Institut Jean Pierre Bourgin (IJPB), Versailles), il est recruté en 2020 à INRAE en tant que chargé de recherche où il intègre l’équipe Contrôle de la ramification de l’IJPB.

« L’allélopathie : une communication chimique entre plantes »

Animation : Georges Pelletier, Thierry Langin

Résumé de la communication

Les plantes produisent et libèrent un grand nombre de métabolites spécialisés (autrefois appelés secondaires) qui peuvent avoir des effets très marqués, positifs ou négatifs, sur les plantes voisines. Ce processus appelé allélopathie, peut être considéré comme une communication entre plantes. La libération de ces molécules peut se faire dans le sol par exsudation ou rhizodéposition au niveau des racines ou dans l’atmosphère via l’émission des composés volatiles et des lessivâts par les parties aériennes de la plante mais aussi par la décomposition de débris végétaux enfouies ou tombés au niveau du sol.

Les métabolites impliqués dans l’allélopathie et déjà identifiés appartiennent à différentes classes de molécules comme les composés phénoliques, les isothiocyanates, les terpènes, les acides hydroxamiques et les flavonoïdes. Cependant, compte tenu du nombre et à la diversité de ces composés, les mécanismes impliqués dans l’allélopathie sont relativement peu connus. Ainsi les causes de l’inhibition de la croissance des plantes voisines, les mécanismes permettant d’éviter l’autotoxicité et l’identité même des composés bioactifs ne sont pas toujours établis avec certitude. On peut cependant citer certains composés allélopathiques très étudiés comme la sorgoléone du sorgho à propriété herbicide ou les acides hydroxamiques de type DIBOA présents dans les exsudats racinaires de la plupart des céréales et inhibant le développement des dicotylédones annuelles. Le succès des plantes envahissantes est souvent lié à la libération par les racines de composés phytotoxiques pour les plantes voisines. A travers quelques exemples nous illustrerons comment l’allélopathie influence la structure des communautés végétales ayant parfois participé au succès évolutif de certaines d’entre-elles. Nous verrons également comment les outils de biologie/génomique et de chimie analytique visent à identifier les bases génétiques des interactions plantes-plantes au niveau de la rhizosphère et de nouveaux composés allélopathiques. Enfin nous montrerons comment ces mécanismes pourraient être exploités en agriculture afin de développer de nouvelles approches d’agroécologie.

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Webinaire #5
Mercredi 23 juin à 11h (durée : 1 heure)

Conférence de Philippe Delavault – Professeur Université

Maître de conférences (1996) puis Professeur des Universités (2005) dans le Laboratoire de Biologie et Pathologie Végétales de l’Université de Nantes.
1995 – 1996, Post-Doctorat au Department of Vegetable Crops, University of California, Davis, USA.
1991-1995, Doctorat à l’Université de Nantes, « évolution de génome plastidial et de son expression chez les plantes parasites ».

Mes activités de recherche consistent à élucider les déterminants moléculaires régissant les interactions entre les plantes parasites des genres Phelipanche et Orobanche et leurs plantes hôtes. Le décryptage de deux étapes clé du développement de ces parasites et des mécanismes de défenses de leurs hôtes servent de base au développement de méthodes de luttes contre ces redoutables phytopathogènes.

« L’interaction entre l’orobanche et son hôte : un étonnant dialogue moléculaire entre deux plantes »

Animation : Georges Pelletier, Thierry Langin

Résumé de la communication

Les orobanches (Orobanchaceae) sont de redoutables adventices parasites des cultures oléagineuses et maraîchères dans de nombreux pays d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Ces holoparasites, dépourvus de chlorophylle et donc incapables d’effectuer la photosynthèse, dépendent totalement d’un hôte pour leur alimentation hydrique, minérale et carbonée. Ce processus d’exploitation trophique est régi par un fin dialogue moléculaire entre les deux partenaires impliquant des mécanismes sophistiqués qui permettent au parasite de détecter la présence d’une plante hôte appropriée et de coordonner son cycle de vie avec celle-ci. Les premiers stades du développement sont particulièrement critiques pour la survie du parasite, car une plantule germée qui ne parvient pas à se connecter à un hôte épuisera rapidement ses réserves énergétiques et mourra. Le parasite compense cette situation par des exigences strictes en matière de germination, impliquant d’abord une période de conditionnement, puis la présence d’hormones spécifiques et de composés chimiques exsudés par les racines de l’hôte. Après avoir détecté ces stimulants de germination, l’orobanche ne développe aucune racine fonctionnelle, comme le feraient des plantes ordinaires ; au lieu de cela, elle développe un organe intrusif et hautement spécialisé l’haustorium, qui pénètre dans la racine de l’hôte, puisant directement dans son système vasculaire. Cette étape fait intervenir un deuxième signal, un facteur d’initiation de l’haustorium, qui entraîne la différenciation de l’extrémité de la radicule du parasite en haustorium qui constitue alors la connexion physique et physiologique de l’interaction parasite-hôte, essentielle pour la translocation des molécules entre les deux partenaires. A la lumière de ces connaissances, nous verrons quelles approches biotechnologiques ont été développées pour lutter contre ces pathogènes.

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Animateurs

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Georges Pelletier

Agronome et généticien, il a effectué sa carrière à l’INRA où ses recherches ont porté sur la reproduction des plantes et la modification de leurs génomes nucléaires ou cytoplasmiques. Ses travaux ont eu des applications en sélection en particulier chez les Brassicacées. Membre de l’Académie des Sciences et de l’Académie d’Agriculture de France il préside le conseil scientifique de l’AFBV.

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Thierry Langin
Directeur de Recherche CNRS, membre du conseil scientifique de l’AFBV

Responsable de l’équipe « Maladies des céréales (MDC) » au sein de l’UMR 1095 Génétique Diversité Ecophysiologie des Céréales à Clermont-Ferrand, Unité dont il a assuré ma direction de 2012 à 2020. Les projets développés par l’équipe MDC s’inscrivent dans le cadre général de l’identification et la caractérisation de nouvelles sources de résistance durables aux principales maladies du blé. Ces projets se structurent autour de trois axes complémentaires : Déterminisme et fonctionnement des résistances, Identification de gènes de sensibilité et impact de facteurs environnementaux sur la résistance du blé (microbiome, stress abiotiques).

Webinaire #1
Mercredi 10 mars à 11h (durée : 1 heure)

Conférence de Christophe Mougel – Inrae

« Le microbiote associé aux plantes : sa diversité, ses interactions et l’importance de ses relations avec les différents végétaux »

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Webinaire #2
Mardi 23 mars à 11h (durée : 1 heure)

Conférence d’Yvan Moënne-Loccoz – Professeur Université Lyon

« Les pistes de contrôle et d’amélioration des interactions plante/microbiote, y compris par modification génétique (au sens large) de la plante »

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Webinaire #3
Mardi 13 avril à 10h (durée : 2 heures)

Catherine Larrère / François Képès / Christian Lévêque

« Naturel vs Non-Naturel / Génomique vs Modification Génétique »

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