Les OGM en questions

Un OGM peut-il devenir une espèce envahissante ?

26/01/2016

Au moins trois arguments peuvent être mentionnés pour répondre que cela n’est pas un risque sérieux.

- Tout d’abord, notons que la grande majorité des plantes cultivées domestiquées par l’homme ont perdu la capacité de se multiplier sans intervention humaine. Un champ de blé ou de maïs ne se ressème pas spontanément. Les procédures de contrôle préalable à toute commercialisation d’OGM permettent – auraient permis si le cas s’était présenté - d’éliminer toute construction qui comporterait le risque de conférer à l’organisme génétiquement modifié  un avantage sélectif dans un environnement donné. En particulier les variétés résistantes à un herbicide nécessitent pour être maintenues dans l’environnement un traitement herbicide favorisant leur survie en plus d’une intervention humaine pour les ressemer.

- Ensuite, des expérimentations qui ont été conduites en Grande Bretagne avec des plantes de colza (espèce récemment domestiquée dont on connaît la facilité d’égrenage spontané à mâturité) ont montré qu’en réalité, les plantes qui possèdent un gène surnuméraire introduit par génie génétique sembleraient avoir une capacité d’adaptation moindre que les plantes témoin, donc un taux de survie plus faible. Signaler les études britannique de 2004 et 2005.

- Enfin, si l’on prend en compte qu’en 2014, ce sont 180 millions d’hectares qui ont été cultivés avec des variétés génétiquement modifiées, et 1,78 milliard d’hectares cumulés depuis 1996, il est clair que si un phénomène « d’envahissement » par un OGM avait été observé, cela se saurait !

 

En savoir plus :

Evaluation of the Organisation and Management of the GMHT Farm Scale

Evaluations (FSEs)-By Brian Jamieson & Associates-November 2004

Effects on weed and invertebrate abundance and diversity of herbicide management in genetically modified herbicide-tolerant winter-sown oilseed rape