L’AFBV organise son prochain webinaire !

Webinaire #15
25 juin 2026 à 11h30 (durée : 1h30)
Conférence de Pierre Baduel & Vincent Colot

Pierre Baduel
Après une thèse en génétique quantitative au Moulon, Renaud a été recruté à l’INRAE de Clermont-Ferrand pour travailler sur l’adaptation du blé au changement climatique. Il y a notamment proposé des méthodes permettant de modéliser et prédire les interactions génotypes x environnements en couplant modélisation génétique, physiologique et statistique. Après un séjour d’un an à l’université de Wageningen, il a rejoint l’UMR GQE – Le Moulon pour dévelopPierre Baduel est chargé de recherche au CNRS et anime depuis 2024 l’équipe ‘Polyploïdie, Épigénétique, et Éléments Transposables’ à l’Institut de Biologie de l’École Normale Supérieure (IBENS) à Paris.
Depuis sa thèse chez Kirsten Bomblies à Harvard, Pierre Baduel s’intéresse aux sources moléculaires des variations phénotypiques héritables qui contribuent à l’adaptation rapide des plantes à leur environnement. Depuis son stage post-doctoral chez Vincent Colot à l’IBENS, ses recherches se concentrent particulièrement sur la contribution
génétique et épigénétique des éléments transposables (TEs) et l’impact de la polyploïdie sur cette contribution. En exploitant les resources du gènus Arabidopsis, ses travaux ont notamment mis en lumière la suraccumulation d’insertions de TEs chez A. arenosa polyploïde mais aussi l’importance et les mécanismes moléculaires de la transmission épigénétique de variants d’expression dans des souches naturelles d’A. thaliana.
Pierre Baduel est diplômé de l’École polytechnique et ingénieur du corps des Mines.

Vincent Colot
Vincent Colot est directeur de recherche émérite au CNRS et a animé de 2007 à 2025 une équipe à l’Institut de Biologie de l’Ecole Normale Supérieure (IBENS) à Paris. Vincent Colot s’est intéressé aux mécanismes épigénétiques ciblant les séquences répétées du génome des cellules eucaryotes, en prenant comme principal modèle d’étude la plante Arabidopsis thaliana. Ses travaux fondateurs ont révélé le rôle central de la méthylation de l’ADN dans le contrôle des éléments transposables et le maintien de l’intégrité du génome. Son équipe a notamment été pionnière dans le développement de cartes épigénomiques de référence. Elle a également créé la toute première population de lignées recombinantes consanguines dites épigénétiques (epiRILs), car isogéniques mais issues de croisements entre parents aux profils de méthylation de l’ADN contrastés. C’est grâce à ses développements que Vincent Colot et ses collaborateurs ont apporté la seule démonstration à ce jour que des variations épigénétiques peuvent être héritées et contribuer à des caractères complexes. Leurs derniers travaux ont établi expérimentalement les modalités de cette hérédité et mesuré son étendue en populations naturelles.
Vincent Colot est diplômé de l’Institut National Agronomique de Paris et a effectué ses travaux de thèse au Plant Breeding Institute de Cambridge (UK). Il est membre de l’European Molecular Biology Organization (EMBO) et lauréat du Prix Jean Dufrenoy de l’Académie d’Agriculture de France ainsi que du Grand Prix Charles-Léopold Mayer de l’Académie des Sciences.
« Hérédité épigénétique chez les plantes :
modalités et implications pour l’amélioration variétale«
Animation : Thierry Langin
Résumé de la communication
De nombreuses observations disparates accumulées principalement chez les plantes suggèrent que les différences héritables entre individus n’ont pas toutes pour origine des variations de la séquence de l’ADN. Les modalités et les contours de cette hérédité, dite épigénétique, sont cependant encore mal connus et nos travaux sur la plante modèle Arabidopsis thaliana visent précisément à apporter un premier éclairage d’ensemble. Lors de notre présentation, nous résumerons brièvement les résultats principaux de nos recherche avant d’ouvrir le débat sur la pertinence de la prise en compte de ce système additionnel d’hérédité en amélioration variétale.






